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Pannes à l’usine Tereos de Bois-Rouge
8 août, par

La CGPER demande toute la transparence sur les difficultés de l’usine de Bois-Rouge. Le syndicat estime qu’il est impossible d’attribuer la baisse de pureté du jus de canne à une seule cause sans expertise objective. Il propose de comparer les analyses des cannes du bassin Est broyées au Gol avec celles de Bois-Rouge afin d’établir les faits. La CGPER appelle l’ensemble des acteurs de la filière à mener rapidement cette expérimentation. C’est ce qu’indique un communiqué de la CGPER diffusé ce 7 août 2026.
Depuis plusieurs jours, les difficultés rencontrées à l’usine de Bois-Rouge sont expliquées par Tereos notamment par une baisse de la pureté du jus de canne. Ces difficultés ont entraîné un fonctionnement ralenti de l’usine et le transfert d’une partie des cannes du bassin Est vers l’usine du Gol.
La CGPER prend acte de ces explications. Toutefois, les planteurs sont en droit d’obtenir une réponse claire à une question essentielle : quelle est la véritable origine de cette baisse de pureté ?
S’agit-il d’un phénomène agronomique lié à la maturité des cannes, aux conditions climatiques ou aux variétés cultivées ?
Ou d’autres paramètres, notamment industriels, peuvent-ils également intervenir ?
Aujourd’hui, personne ne peut répondre définitivement à cette question sans s’appuyer sur une démarche technique objective.
C’est pourquoi la CGPER formule une proposition simple, concrète et immédiatement réalisable. Puisque des cannes du bassin de Bois-Rouge sont déjà transférées vers l’usine du Gol, nous demandons que ces cannes soient identifiées, réceptionnées et broyées séparément, puis que les résultats des analyses soient comparés de manière transparente avec ceux habituellement observés.
Cette expérimentation permettrait d’apporter des éléments techniques précieux pour mieux comprendre les difficultés rencontrées cette campagne. Elle ne vise pas à désigner des responsables, mais à établir des faits.
La CGPER estime qu’une filière moderne doit s’appuyer sur des constats objectifs, des données partagées et une transparence totale entre tous les partenaires.
Nous rappelons également que la pureté du jus de canne dépend de nombreux facteurs : maturité des cannes, conditions climatiques, variétés cultivées, conditions de récolte, propreté des cannes livrées, délai entre la coupe et le broyage ainsi que conditions de traitement industriel. Réduire cette question complexe à une seule cause serait une erreur.
La CGPER rappelle aussi qu’avant même le début de cette campagne, elle avait exprimé, avec l’UPNA, ses réserves sur un démarrage anticipé, estimant qu’une partie des cannes n’avait pas encore atteint leur pleine maturité. Les épisodes de pluie intervenus en début de campagne ont également pu influencer l’évolution de la qualité des cannes. Ces éléments méritent aujourd’hui d’être analysés avec rigueur.
Notre démarche n’est dirigée contre personne. Elle est au service de la vérité technique, de la transparence et de l’intérêt des planteurs.
À la CGPER, nous refusons les polémiques inutiles. Nous croyons qu’une organisation syndicale est utile lorsqu’elle apporte des propositions, lorsqu’elle contribue à résoudre les difficultés et lorsqu’elle fait avancer les dossiers dans l’intérêt général de la filière.
Les agriculteurs n’attendent pas des débats stériles. Ils attendent des réponses, des solutions et des décisions fondées sur des faits.
La CGPER invite Tereos, le CTICS, les représentants des planteurs et l’ensemble des partenaires de la filière à mettre en œuvre cette expérimentation dans les meilleurs délais. Si chacun est convaincu de son analyse, alors chacun doit avoir intérêt à ce que les faits puissent être objectivement vérifiés.
C’est dans cet esprit que la CGPER continuera à agir : avec responsabilité, avec détermination et avec la volonté permanente de construire l’avenir de la filière canne-sucre à La Réunion.
Jean Michel Moutama
Président de la CGPER
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