Canne à sucre

’Sans aucune concertation avec les planteurs’

Fermeture de la plate-forme de Pierrefonds et de l’aire de stockage du Gol

Témoignages.re / 1er juin 2005

En ne respectant pas l’article 2-3 de la convention canne signée en 2001, les usiniers ne prennent pas en compte la situation des planteurs de Dassy, de Mahavel, de l’Entre-Deux et de La Rivière Saint-Louis. Les planteurs ont acheté des tracteurs et remorques. Alors que les plates-formes sont vieillissantes.

(page 9)

Hier matin, Jean-Bernard Gonthier, le vice-président de la CGPER et membre de la Commission mixte de Grand-Bois, a réuni les jeunes planteurs de ce syndicat agricole à la plate-forme sucrière de la Caserne à Saint-Pierre. Il les a informés de la fermeture de la plate-forme de Pierrefonds par les usiniers sans se concerter avec les planteurs, de la suppression de l’air de stockage du Gol et de l’ouverture d’une grande surface à proximité de la plate-forme des Casernes. "Cette année, les plates-formes du Gol et des Casernes réceptionneront 72.000 tonnes en plus sur les 5 mois de la campagne sucrière", explique-t-il.

100 allers et retours par jours

"Les usiniers n’ont pas respecté l’article 2-3 de la convention signée en 2001. Il prévoit l’entretien des plates-formes en service par les sociétés industrielles, l’amélioration des conditions de réception et la non-fermeture de plates-formes sans concertation", dit Jean-Bernard Gonthier. "L’année dernière, on a alerté les usiniers sur les conséquences de la fermeture de la plate-forme de Pierrefonds", continue cet agriculteur. "Pendant la campagne, les planteurs effectuent quotidiennement cent allers et retours uniquement sur le site de Pierrefonds", remarque ce planteur. En livrant les cannes à la plate-forme des Casernes, le trajet est plus long, sans compter les embouteillages et les accidents.

"Actuellement, les usiniers n’ont plus recours aux cachalots pour acheminer les cannes de Pierrefonds vers le Gol. La CGPER demande aux usiniers de verser le budget consacré aux cachalots aux planteurs de Pierrefonds", conclut Jean Bernard Gonthier.

Jean-Fabrice Nativel