Bilan des actions de la CGPER dans l’Ouest

Soutenir les petits et moyens planteurs

28 février 2006

Dimanche à Vue-Belle, Jean-Yves Minatchy est revenu sur le résultat de 5 ans de mobilisation dans la région Ouest et a expliqué la nécessité de garantir la survie des petits et moyens planteurs, colonne vertébrale de la filière.

Dimanche, la salle de l’ancienne plate-forme de Vue Belle à La Saline peinait à contenir les planteurs, dont de nombreux jeunes, qui participaient dimanche à un point presse de la CGPER.
À cette occasion, Jean-Yves Minatchy est revenu sur les actions menées par le syndicat dans l’Ouest. Cette région présente la particularité d’être un débouché du transfert des eaux. Elle héberge donc de jeunes planteurs qui commencent à mettre en valeur leurs terres avec l’arrivée de l’eau.

Plusieurs avancées

Depuis 2001, date de l’élection des commissions paritaires mixtes renouvelées le 10 mars prochain, la CGPER note l’avancée sur plusieurs dossiers. Avec l’arrivée de l’eau à l’Antenne 4, l’installation de planteurs, les données ont changé. Dans le même temps, la plate-forme de Vue-Belle accusait le poids des années. Elle était située à proximité du lycée professionnel de La Saline, ce qui rendait dangereuses les évolutions des planteurs et des cachalots. Par ailleurs, Vue-Belle est proche du centre de La Saline, et de ses embouteillages toujours plus nombreux, notamment les jours de marché. Les planteurs ont pu obtenir la construction d’une nouvelle plate-forme, et le transfert de Vue-Belle à Tamarins, ce qui facilite les livraisons.
Autre transfert obtenu : celui de la plate-forme de Savanna au Grand-Pourpier. Savanna est au fil des ans devenu un quartier à vocation commercial, avec plusieurs grandes surfaces, et donc des embouteillages qui faisaient perdre du temps aux livreurs de cannes. Le transfert au Grand-Pourpier est en ce sens une avancée, d’autant plus, poursuit Jean-Yves Minatchy, que les planteurs ont obtenu la garantie de la construction d’un centre technique sur cette nouvelle plate-forme.
Autres avancées énumérées dimanche : l’aide au transport, la vignette gratuite comme en France, la transformation de baux emphytéotiques en baux à vie ce qui donne la garantie au planteur de ne pas être chassé de la terre qu’il travaille avant sa retraite.

"La force de la filière"

Au-delà de ces avancées, d’autres restent à conquérir. La CGPER relève l’augmentation des intrants qui pénalisent en particulier les petits et moyens planteurs. Pour le dirigeant syndical, il est nécessaire d’être très attentif à la situation de ces derniers, qui font la force de la filière canne-sucre. "Ils font la force de la filière, ce sont eux qui ont investi le plus dans le matériel, la formation", affirme le président de la CGPER qui remarque qu’à La Réunion, seul 38 exploitants livrent plus de 2.000 tonnes de cannes. Ceci montre bien que les petits et moyens planteurs sont indispensables à la survie de la filière, or, ce sont eux qui sont les plus vulnérables en cas de baisse du prix de la canne.

M.M.


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Témoignages - 82e année


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