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4 juin, parNos peines
La Chambre d’agriculture discute avec un distributeur : les planteurs ne sont pas au courant
9 novembre 2020

Lors de sa conférence de presse samedi à Stella Matutina,la CGPER a abordé la question du projet de production de sucre bio à La Réunion. Le syndicat constate que les discussions ne concernent que la Chambre d’agriculture et une enseigne de la grande distribution présente à La Réunion à l’exclusion des planteurs de canne à sucre qui devront fournir une matière première certifiée Agriculture biologique.
« Il y a un problème récurrent à la production du sucre à La Réunion et nous sommes à la CGPER persuadés que celui-ci est dû à un prix de la canne payée aux planteurs qui n’est pas justifié par la valeur marchande réelle de la canne, mais par une formule de paiement maintenant obsolète qui sous-estime le prix de la canne à sucre vendue par le planteur au seul usinier de La Réunion », rappelle Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, syndicat pour qui « Sucre bio ou sucre traditionnel, il faudra bien que le fruit du travail du planteur lui permette d’en vivre décemment !!! »
Cette discussion ne concerne que la direction de la chambre d’agriculture et une marque de la grande distribution locale, s’étonne la CGPER
• A aucun moment la concertation n’a été de mise entre les agriculteurs et les personnes qui préconisent la mise place d’une telle filière sucre bio.
• Réfléchir à une filière canne bio à La Réunion pose de toute façon, la question du prix du sucre payé aux planteurs, la tension mondiale sur le sucre est telle que nous devons rendre plus attractive la production du sucre traditionnelle tout en agissant auprès des planteurs pour qu’ils s’investissent dans la nouvelle filière sucre bio.
• La transition en bio dure au minimum 3ans, qui paye les pertes de revenus durant cette période ?
• Dans le modèle actuel, grosse difficulté pour trouver de la main d’œuvre , quand sera t-il avec le bio ?
« Il y a donc un problème récurrent à la production du sucre à La Réunion et nous sommes à la CGPER persuadés que celui-ci est dû à un prix de la canne payée aux planteurs qui n’est pas justifié par la valeur marchande réelle de la canne, mais par une formule de paiement maintenant obsolète qui sous-estime le prix de la canne à sucre vendue par le planteur au seul usinier de La Réunion », rappelle Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, « alors que certains s’excitent autour d’une nouvelle filière sucre bio, soi-disant porteuse nous disons que rien ne changera sans un rapport de force qui permette à l’agriculteur de recevoir le juste prix de son labeur aux champs ».
Et de conclure : « Sucre bio ou sucre traditionnel, il faudra bien que le fruit du travail du planteur lui permette d’en vivre décemment !!! »
Nos peines
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