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4 juin, parNos peines
Le PCR renouvelle son soutien à la lutte des planteurs pour une hausse de 6 euros du prix de référence de la tonne de canne à sucre
4 juillet 2017

Lors de la conférence de presse du PCR hier, Ary Yée Chong Tchi Kan a rappelé l’exigence de transparence sur les recettes de la canne à sucre, exigence renforcée par les perquisitions d’enquêteurs de la répression des fraudes au siège de Tereos à La Réunion. Si l’industriel refuse de faire la transparence et continue d’affirmer qu’il ne peut pas augmenter le prix de la canne de 6 euros, alors il n’a qu’à quitter La Réunion afin que les planteurs reprennent la propriété des usines sucrières.
Le PCR veut dire de manière très solennelle : « ça suffit, le débat a assez duré ». Les planteurs demandent la transparence des comptes de la filière. Ary Yée Chong Tchi Kan rappelle que quand François Hollande était venu à La Réunion, toute la filière s’était battue pour obtenir l’aide supplémentaire de 28 millions d’euros. Maintenant que la subvention est obtenue et versée à Tereos, l’industriel ne peut pas dire qu’il ne partagera rien.
Le responsable communiste reproche aux pouvoirs publics de n’avoir pas fixé dès le départ les clés de répartition de l’aide. Le PCR soutient plus que jamais la transparence.
Et de préciser que des enquêteurs sont venus faire des perquisitions chez Tereos. « Qu’est-ce cache Tereos ? ».
Ary Yée Chong Tchi Kan souligne que « l’État doit exiger la transparence, car il donne de l’argent public à Tereos ».
« Aucune argumentation ne peut empêcher de mettre les comptes de Tereos sur la table », poursuit-il, « Si les 6 euros par tonne de canne étaient prélevés sur l’aide, cela représenterait 12 millions d’euros. Il reste malgré tout pour un seul acteur 16 millions.
Tandis que plus de 3.000 livreurs se partageront 12 millions. Il est possible de satisfaire les demandes avec les 106 millions d’euros de résultat net présenté par Tereos.
« Si Tereos continue de refuser le montant demandé et la transparence, alors il faudra faire jour à une demande de plus en plus formulée : les planteurs récupèrent l’usine ».
Avant, les usines étaient la propriété de planteurs, rappelle-t-il.
Et de conclure : « traitons les problèmes aujourd’hui pour avoir une perspective dégagée pour au moins 20 ans. Où l’industriel joue le jeu de la survie de la filière, ou alors il est hors-jeu ».
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