Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
La Réunion absente
6 août 2025, par

Madagascar accueille du 3 au 17 août le 45e Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), réunissant l’ensemble des pays de la région à l’exception notable de La Réunion. Cet événement majeur de la diplomatie régionale se déroule dans un contexte géopolitique tendu, marqué par une guerre commerciale initiée par Washington contre le monde, dont les membres de la SADC.
C’est au CCI d’Ivato, ce 3 août, qu’a été lancée la première phase du sommet avec une réunion technique regroupant hauts fonctionnaires et experts régionaux. Au centre des discussions, le Plan stratégique indicatif de développement régional (RISDP), véritable boussole de l’intégration et du développement économique dans la région. Ce document cadre, mis à jour régulièrement, fixe les grandes priorités en matière d’infrastructure, d’industrialisation, d’agriculture, de paix et de sécurité, tout en tenant compte des enjeux globaux tels que le changement climatique et les nouvelles dynamiques géoéconomiques.
Créée en 1980 sous le nom de Conférence de coordination du développement de l’Afrique australe, la SADC prend sa forme actuelle en 1992 avec la signature du traité de Windhoek. Elle regroupe aujourd’hui 16 pays membres : l’Angola, le Botswana, les Comores, la République démocratique du Congo, l’Eswatini, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. L’organisation représente un ensemble de plus de 360 millions d’habitants, un espace stratégique riche en ressources naturelles, et un potentiel économique considérable.
L’objectif principal de la SADC est d’instaurer une croissance durable, une stabilité politique et une intégration économique accrue entre ses membres. Ses réalisations incluent notamment la mise en place d’une zone de libre-échange, des efforts de stabilisation des zones de conflit, et des projets régionaux dans les domaines de l’énergie, des transports et de l’éducation.
Ce sommet se déroule sans un contexte de guerre commerciale lancée par Washington au moment où l’AGOA arrive à expiration, l’AGOA visait à favoriser les importations africaines aux USA. Depuis le début de l’année, les États-Unis ont renforcé leurs sanctions économiques et commerciales à l’encontre de plusieurs pays africains, dont certains membres de la SADC.
Ces sanctions touchent divers secteurs : restrictions sur les exportations, gel d’aides au développement, blocage d’investissements. Pour les pays de la SADC, déjà confrontés à des défis structurels, les conséquences peuvent s’avérer lourdes, ralentissant des projets d’intégration économique régionale et compromettant certaines avancées sociales.
Fait marquant de cette édition : l’absence de La Réunion, ancienne colonie française ayant le statut de région de l’Union européenne et de département français, qui bien que géographiquement intégrée à l’Afrique australe, ne participe pas aux instances décisionnelles de la SADC. Les Réunionnais se prennent pour des Européens alors qu’ils sont en réalité des Africains. Cette situation qui illustre la complexité des relations entre anciennes colonies intégrées à la République française et institutions régionales africaines, malgré des intérêts communs en matière de commerce, de sécurité maritime et de coopération environnementale.
Un sommet pour renforcer l’unité régionale
Dans ce contexte troublé, le sommet de Madagascar revêt une importance particulière. Il offre aux États membres une plateforme de dialogue pour renforcer leur unité face aux pressions extérieures, repenser leur stratégie commune de développement, et accélérer la mise en œuvre du RISDP. Madagascar, en tant que pays hôte, entend jouer un rôle moteur dans la consolidation de cette dynamique régionale.
Alors que le monde traverse une période d’instabilité croissante, les choix faits à Ivato au cours de ces deux semaines pourraient marquer un tournant décisif pour l’avenir de l’intégration en Afrique australe avec les Réunionnais comme spectateurs voire ignorant l’importance d’une telle rencontre pour leur avenir, car les regards sont tournés vers l’outre-mer : Paris et la France.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
Démographie, mondialisation de l‘économie et innovation technologique
Investissement de 424000 euros en partenariat avec les fonds européens gérés par la Région Réunion
Réunion en Inde des ministres du Travail et de l’Emploi des pays du BRICS
Les entreprises recherchent-elles avant tout des spécialistes de l’IA ?
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)