Co-développement

« A la mémoire des guerriers le 29 mars 1947 » : l’hommage des Réunionnais

Lieu de mémoire de la révolte de 1947 à Moramanga

Manuel Marchal / 3 avril 2019

La dernière étape de la délégation réunionnaise à Moramanga a été la visite d’un monument funéraire à l’entrée de la ville. Il est construit sur des fosses communes où les militaires de l’armée française ont enterré les corps de milliers de victimes de la répression de la révolte de 1947 à Moramanga.

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Après avoir participé aux Olympiades de l’histoire à Moramaga, la délégation réunionnaise conduite par Simone Yée Chong Tchi Kan s’est arrêtée à un monument funéraire rendant hommage à des victimes de la répression de la révolte de 1947 à Moramanga.

C’est un espace clôturé par un mur blanc, où se dressent plusieurs grandes tombes sous lesquelles ont été rassemblés les corps de victimes de l’armée française. C’est dans ce lieu que les auteurs de la répression faisaient venir par camion les corps des personnes qui venaient d’être fusillées par milliers dans la région de Moramanga. C’est des années plus tard que le gouvernement malgache a fait de cet endroit un lieu de mémoire officiel.

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Au moment du passage de la délégation réunionnaise, un détachement de l’Ecole de la Gendarmerie nationale de Madagascar était présent. Les militaires étaient en train de répéter la cérémonie qui devait avoir lieu deux jours plus tard dans ce lieu, en présence des plus hautes autorités de Madagascar.

Ils ont réservé un bon accueil à la délégation réunionnaise, à laquelle s’étaient joints quatre membres de l’AKFM, qui a pu déambuler dans le cimetière.

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Au centre de ce monument se dresse une stèle reprenant la forme de la carte de Madagascar, sur laquelle est écrit ceci : « Fahatsiarovana ireo mahery fo 29 mars 1947 », ce qui veut dire « A la mémoire des guerriers le 29 mars 1947 ».

Imprégnés de l’émotion bien palpable de ce lieu de mémoire, les Réunionnais ont ensuite quitté Moramanga, direction Antananarivo, terme de leur séjour.

M.M.

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Messages






  • Moi Aimé TECHER militant de la cause Humaine qui consacre trois mois par an à aller à la rencontre des Malgaches.Je m’interdis d’écrire ce que je ressens au plus profonde de moi. Comme il est facile de s’honorer .Ainsi on oublie de nommer celles et ceux qui sont des volontaires et non des adhérentes,adhérents du P.C.R qui eux se déplacent en délégation et sont des invitées, invités.. La délégation du P.C.R. : : logée nourrie. Oui facile d’oublier celles et ceux - moi je les rencontre et elles sont nombreuses, ils sont nombreux, . qui œuvrent souvent seules, seuls pour ce rapprochement HUMAIN entre nos deux Peuples et directement avec le Peuple .Pas par délégation.. Elles , eux paient de leur poche les repas, les couchers, les déplacements..de vraies militantes, de vrais militants..
    Je sais : les journalistes savent mieux que moi les adages suivants :
     : on n’est jamais mieux servi que par soi’- même ou et la charité bien ordonnée commence par soi /Les autres dans l’oubli du firmament
    Il n’y a pas plus aveugle que celle ou celui qui refuse de voir.Ou alors il a un objectif ?Lequel ?
    Moi d’abord.? Les autres demain si il y a de la place dans le journal et si il y a demande de vérité !
    Arriver à ce stade de journalisme c’est découragent pour l’information honnête.
    Oui découragent .

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