La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Olivier Bancoult rend hommage à Paul Vergès
4 mai 2024, par

Ce 2 mai au Port lors d’un hommage rendu à Paul Vergès, Olivier Bancoult a rappelé que c’est à La Réunion que la cause des Chagossiens a pu avoir une dimension internationale. « Il n’y a pas de petit peuple, mais des grandes causes » : la solidarité entre deux peuples des îles a donné une dimension internationale à une lutte pour le respect d’un droit fondamental, celui de vivre dans son pays.
« Il n’y a pas de petit peuple, mais des grandes causes » a rappelé Elie Hoarau lors de l’hommage à Paul Vergès rendu ce 2 mai à l’occasion de la visite d’Olivier Bancoult. Ce n’est pas le nombre qui a fait connaître les Chagossiens, mais c’est la justesse de leur combat ainsi que leurs soutiens.
Au moment où ils furent chassés de leur pays à cause de la construction de la base militaire de Diego Garcia, les Chagossiens étaient à peine 2000. Mais ce petit nombre de personnes était porteur d’une culture et d’une histoire spécifiques. Leur mode de vie était très différent, avec l’absence de vols et de violences. C’était le travail dans l’usine de coprah, et les activités pour nourrir la famille comme le jardinage, la pêche ou l’élevage.
Tout un peuple fut arraché à sa terre. Les Chagossiens ne cessèrent alors de protester pour faire entendre leur droit à retourner vivre dans leur pays. Ce droit se base sur la Déclaration universelle des droits de l’homme ratifiés par les Etats-Unis et le Royaume-Unis, Etats responsables de l’expulsion.
Il était alors difficile de faire connaître au monde le crime subit par le peuple chagossien. C’est ici que ce peuple insulaire reçut le soutien d’un autre peuple créole : les Réunionnais.
En rendant hommage à Paul Vergès dès son arrivée à La Réunion, Olivier Bancoult a rappelé cette solidarité. Avec le soutien de Paul Vergès, ce fut en 1989 au Port que fut organisée la première conférence de presse où Olivier Bancoult put faire connaître le peuple chagossien et son combat pour le respect de son droit au retour. Ceci permit à cette cause d’avoir une dimension internationale.
Depuis les Chagossiens ne cessèrent de mener la lutte. Ils ont obtenu le soutien d’un Etat, Maurice. Ceci a permis de mettre les Chagos à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’ONU. Suite à un avis de la Cour internationale de justice donnant 6 mois à Londres pour restituer les Chagos à Maurice, un vote de l’assemblée générale de l’ONU est allé dans le même sens.
Le Groupe réfugiés Chagos travaille maintenant à préparer la réinstallation. Il faut agir vite. Olivier Bancoult a rappelé que les plus anciens des natifs disparaissent, et avec eux la mémoire précise des lieux des sépultures familiales dans ces villages devenus déserts depuis 50 ans.
« Il n’y a pas de petit peuple, mais des grandes causes » : la solidarité entre deux peuples des îles a donné une dimension internationale à une lutte pour le respect d’un droit fondamental, celui de vivre dans son pays.
M.M.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture