Les Réunionnais paieront-ils la facture du nucléaire français ?
7 août, parPéréquation tarifaire et monopole d’une société française, EDF, dans la vente de l’électricité à La Réunion
Le Port/Toamasina : un chantier pour la solidarité
18 novembre 2004

Une douzaine de jeunes Portois en parcours d’insertion avec l’association Pass’Port ont construit en six mois un bateau à fond plat, destiné à naviguer sur les Pangalanes de la région de Toamasina, la ville-port de Madagascar, jumelée à celle de La Réunion. Pour eux, l’aventure n’est pas finie : ils iront eux-mêmes apporter le bateau à ses destinataires. Pour la plupart, c’est le premier voyage.
Ils sont treize à la douzaine et rencontraient, comme beaucoup de jeunes de leur âge, des difficultés à trouver leurs marques identitaires, culturelles et sociales. Sans parler des problèmes d’emploi quand on est passé à côté d’une scolarité épanouie...
Jannick, Stéphane, Wilfrid, Garry, Ritchy, Frédéric, Sully, Stéphane, Éric, Didier, Judicaël et John ont vécu pendant six mois l’aventure d’un chantier pas banal, en compagnie de Christian Stein, un ancien des chantiers navals de la Seyne-sur-Mer qui construit des bateaux dans la zone artisanale du Port.
Pour lui aussi, l’expérience était nouvelle ! C’est avec lui que les jeunes se sont peu à peu familiarisés avec la vie d’entreprise, et avec les contraintes d’un objectif qui était la raison d’être de leur chantier d’apprentissage : construire un bateau-bibliothèque. Harry Salmacis, musicien bien connu au Port, a été le “témoin” du groupe, dont il a filmé le chantier.
Une étape est franchie : celle de la formation portoise construite dans un large partenariat dont Pass’Port a été le maître d’œuvre, dans le cadre d’une convention avec le Plan local d’insertion par l’économie (PLIE) : Direction du travail, collectivités territoriales, Fonds social européen (FSE) et (peut-être) le Crédit agricole ont charpenté un partenariat fortement appuyé par la ville du Port.
Presque tous étaient représentés hier, dans l’atelier où les jeunes et leur formateur, Christian Stein, étaient très fiers de présenter “leur” bateau, les plans, la première maquette...
Raymond Langenier, Wilfrid Latchimy, Benjamin Boyer et Alexis Velna étaient là pour rappeler l’engagement de Pass’Port, depuis 1997, dans des actions de coopération décentralisée et de co-développement avec Madagascar ; Marie-Paule Fanchin, élue municipale, a souligné les liens d’amitié entre “portois” des deux rives... et le souci de la Ville "d’appuyer un projet qui valorise les jeunes par le travail".
Aujourd’hui, le bateau est en cale sèche, prêt à partir : 8 mètres de long pour 2,50 mètres de large et autant de hauteur, le “boutre” de cryptoméria pèse près de 3 tonnes et est recouvert d’une résine isolante peinte en blanc. Il sera embarqué mardi à bord du Trochetia. Destination : la côte Est malgache où le bateau-bibliothèque est attendu à Antsiranapasika, un quartier de Toamasina (ville jumelée avec Le Port) bordant le canal côtier des Pangalanes.
Raymond Bouisson, consultant pour la Ville du Port à Tamatave, a alors parlé de la seconde vie du bateau. Ambassadeur du projet auprès des Malgaches, cet ancien directeur de l’Alliance française de Tamatave a fait le lien avec la bibliothèque d’Antsiranapasika, avec l’organisation non gouvernementale (ONG) “Mitia”, le port fluvial et les autorités de la province autonome de Toamasina.
"La première mission de ce bateau sera le transport de valises pédagogiques, sur le système des bibliobus, et aussi d’enseignants et d’inspecteurs pendant la saison cyclonique", a-t-il expliqué, sans exclure qu’il puisse aussi servir à d’autres missions publiques : de santé, pour les évacuations sanitaires ou les vaccinations, ou encore dans la lutte contre le sida.
Et les privés ne sont pas en reste : ordre des médecins, Rotary club pour ses campagnes polio+, Lyons club engagé dans des collectes de livres, Alliance française...
Il reste encore à construire le cadre juridique et formel garantissant le meilleur usage possible de ce “boutre” pas comme les autres. Puis ce sera l’heure de la remise officielle du bateau aux autorités malgaches, en janvier 2005. Baptême et flonflons garantis. À propos de baptême, le nom choisi a modestement glissé du “Boutre du savoir” au créole “Bout’ savoir” [boutre... et bout de savoir].
Les jeunes, qui savent ce que leur ont coûté d’efforts cette belle construction, ont quantité de choses à transmettre aux jeunes de Madagascar. Ils ont consolidé leurs connaissances fondamentales et passé le permis bateau... Aujourd’hui, ils sont prêts au voyage et au partage.
P. David
Précisions
Assises des “psy” vendredi et samedi
Les premières assises de psychothérapie et de psychanalyse auront lieu vendredi 19 et samedi 20 novembre au village Corail à Saint-Gilles-les-Bains de 9h30 à 18 heures. Le public est invité aux deux conférences qui auront lieu le soir (vendredi 19 et samedi 20 à 18 heures).
Le film sur le vaudou africain (Togo) de Basile Kliguéi sera présenté vendredi.
Le docteur Régis Ayrault présentera à la fois son livre “Fous de l’Inde” (édition Payot 40.000 exemplaires vendus) et le film qui en a été tiré (à la recherche du Soi) samedi 20 à 18 heures.
Le public est tout spécialement convié à ces deux conférences.
Péréquation tarifaire et monopole d’une société française, EDF, dans la vente de l’électricité à La Réunion
Mézami si zot i gard bien la télé, mèm si zot i rogard dann déssèrtin zoinal, zot i oi néna komine an rouz, komine an jone-oranj, an-vèr na pwin (…)
In kozman pou la rout
Les deux États riverains proches d’un accord
L’île-fracture : l’aménagement en question (4/5)
Péréquation tarifaire et monopole d’une société française, EDF, dans la vente de l’électricité à La Réunion Les Réunionnais paieront-ils la (…)
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial