La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Un événement historique renforce l’intérêt de la conférence aujourd’hui à Saint-Pierre du professeur Oraison sur l’affaire des Chagos
19 février 2022, par

Le bateau affrété par le gouvernement mauricien pour transporter la première mission scientifique de Maurice aux Chagos a permis à une délégation chagossienne conduite par Olivier Bancoult de poser le pied sur l’île de Peros Banhos. Île natale d’Olivier Bancoult, elle a été vidée de ses habitants depuis plus de 50 ans, en raison de la création de la base militaire de Diego Garcia à plus de cent kilomètres de là. Les Chagossiens ont embrassé leur terre puis ils ont nettoyé les tombes de leurs chers disparus et déployé leur drapeau tricolore orange-noir-bleu. Souhaitons que cela soit le prélude au retour définitif des Chagossiens dans leur pays, notamment à Diego Garcia qui réunit les conditions les plus favorables à une réinstallation rapide.
Aujourd’hui à 14 heures à la salle Lucet Langenier, le Professeur André Oraison tiendra sous l’égide du Mouvement réunionnais pour la Paix une conférence intitulée « Affaire des îles Chagos : la condamnation du Royaume-Uni par la Cour de La Haye le 25 février 2019 et ses incidences en matière de décolonisation dans le bassin sud-ouest de l’océan Indien ». Suite à une démarche de l’État de l’île Maurice, la Cour internationale de Justice avait en effet rendu un avis confirmant l’occupation illicite de l’archipel par le Royaume-Uni. Le maintien de cette occupation se traduit par le refus réitéré de Londres de permettre le retour des Chagossiens dans leur pays dont ils ont été déportés en raison de la construction de la base militaire de Diego Garcia. Louée aux Etats-Unis, c’est une des plus grandes bases militaires du monde, d’où ont décollés les bombardiers qui ont semé la mort au Moyen-Orient, en Irak et en Afghanistan et où font escale d’autres vecteurs d’armes de destruction massive : porte-avions et sous-marins nucléaires.
Cet avis de la Cour internationale de Justice a été confirmé par un vote de l’Assemblée générale des Nations Unies. La communauté internationale exige du Royaume-Uni de déguerpir et de favoriser le retour des Chagossiens.
Le 8 février dernier, le « Bleu de Nîmes » a appareillé des Seychelles. Affrété par le gouvernement mauricien, il comprend à son bord une délégation chagossienne conduite par Olivier Bancoult, dirigeant du Groupe Réfugiés Chagos, accompagné par des officiels mauriciens dont le représentant de Maurice à l’ONU, ainsi que des journalistes de la BBC. L’objectif était une mission scientifique sur le récif de Blenheim. Moins d’une semaine plus tard, Olivier Bancoult adressait un message au Comité de solidarité Chagos-La Réunion : les Chagossiens allaient pouvoir poser le pied à Peros Banhos.
Ce fut chose faite. Un reportage de la BBC daté du 13 février montre la délégation chagossienne retrouver avec une vive émotion cette terre dont un peuple fut chassé. La végétation a envahi les ruines des anciennes maisons.
Après avoir embrassé leur terre, les Chagossiens se sont mis aussitôt au travail. Ils ont notamment nettoyé les tombes du cimetière où reposent des disparus. Ces tombes étaient à l’abandon depuis un demi-siècle en raison de la décision du Royaume-Uni de déporter les Chagossiens sans possibilité de revenir dans leur pays.
Les Chagossiens ont ensuite déployé leur drapeau sur la terre de leur pays.
Olivier Bancoult a également remercié le gouvernement mauricien de les avoir aidé pour ce voyage.
Souhaitons que cette expédition scientifique soit le prélude au retour définitif des Chagossiens dans leur pays. Avant d’être déportés, les Chagossiens vivaient en paix.
Ils n’avaient besoin de personne pour assurer leur bonheur dans leur pays. Abandonnés de tous quand ils furent débarqués sur les quais des ports à Maurice et aux Seychelles, parqués dans des bidonvilles à Port-Louis, ils n’ont cessé de se battre et c’est grâce à Paul Vergès que leur cause réussit à devenir internationale. Une conférence organisée au Port a en effet été l’élément décisif. Ceci permit plusieurs années plus tard aux Chagossiens d’être enfin soutenus par le gouvernement de Maurice qui se fit le relais aux Nations-Unies de la revendication du droit au retour, par le biais d’une demande de reconnaissance de souveraineté sur l’archipel.
Le combat continue pour le faire respecter le droit des Chagossiens de vivre dans leur pays. C’est à Diego Garcia que sont en effet réunies les conditions les plus favorables pour une réinstallation rapide. A la différence de Peros Banhos qui est inhabitée depuis 50 ans et qui a vu toutes ses infrastructures détruites, Diego Garcia dispose en effet déjà de nombreux équipements liés à la construction de la base militaire. Il y a notamment un aéroport et un port, ainsi que des facilités en termes de production électrique et d’eau potable.
M.M.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture