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La COI, l’Union Africaine et la Sécurité maritime
12 février 2015

La Commission de l’océan Indien (COI) a exprimé sa volonté de collaborer étroitement avec l’Union africaine (UA) à la mise en œuvre effective du volet sécuritaire de la Stratégie africaine maritime intégrée à l’horizon 2050 (AIM 2050). C’était lors de la réunion ministérielle de l’UA sur la sécurité maritime qui s’est tenue aux Seychelles les 8 et 9 février.
La COI se dit prête à contribuer concrètement à la stratégie maritime de l’Union africaine. Elle rappelle que ses activités dans ce domaine entrent dans le cadre du programme de promotion de la sécurité maritime (MASE), financé à hauteur de 37,5 millions d’euros par l’Union européenne, peuvent utilement contribuer à l’opérationnalisation de l’AIM 2050. Ces activités visent le renforcement des capacités opérationnelles de l’action de l’Etat en mer et la coordination et l’échange d’informations.
C’est dans ce sens que la COI a entrepris de créer un Centre de fusion de l’information maritime qui sera complété par un mécanisme de surveillance maritime et de coordination d’opérations conjointes. Pour la COI, « ces deux initiatives complémentaires sont des clés de voûte d’une architecture de sécurité maritime pour toute l’Afrique orientale et australe et de l’océan Indien », a indiqué Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI.
« Ces outils pourront répondre aux besoins des missions de sécurité en mer de l’UA [notamment] aux Centre opérationnels de coordination maritime, les QG-COM, prévus dans la stratégie AIM 2050 », a souligné le Secrétaire général de la COI.
De fait, les actions entreprises dans le cadre du programme MASE par la COI, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et le Marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA), sont de nature à faciliter la mise en application effective de la stratégie de l’UA dans cette partie de l’Afrique. A cet égard, les représentants de l’Union européenne se sont montrés très réceptifs à la proposition de la COI.
Cette réunion ministérielle a également permis de créer une nouvelle base de coopération entre la COI et l’UA. Les conclusions de cette rencontre des Seychelles seront à l’agenda de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA sur la sécurité maritime et le développement en Afrique qui se tiendra à Lomé, Togo, en novembre prochain.
A la suite de cette réunion, le président de la République des Seychelles, M. James Michel, a reçu, le mardi 10 février, Jean Claude de l’Estrac avec qui il passé en revue les principaux dossiers de la coopération régionale.
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