Sommet de la SADC : autonomie énergétique et souveraineté alimentaire

L’Université d’Antananarivo a accueilli un rendez-vous stratégique pour l’Afrique australe, notre région

16 août 2025, par Manuel Marchal

Dans le cadre du Sommet de la SADC organisé par Madagascar à Antananarivo, plus grande ville de l’océan Indien, le grand amphi DEGS de l’Université d’Antananarivo, la plus grande Université de l’océan Indien, a accueilli ce 14 août une conférence « l’intégration régionale : levier pour une cacélération énergétique et une transformation agricole ». Cette conférence était retransmise en direct par la télévision nationale TVM.Les participants – chefs d’État, ministres, experts, universitaires et représentants diplomatiques – se sont penchés sur les moyens de transformer les immenses ressources de l’Afrique australe en véritables moteurs de développement durable pour notre région.

Le 14 août 2025, le Grand Amphithéâtre DEGS de l’Université d’Antananarivo a accueilli une conférence publique d’envergure dans le cadre du Sommet de la SADC, organisé par Madagascar. Retransmise en direct sur la télévision nationale TVM, la rencontre avait pour thème : « Intégration régionale : levier pour une accélération énergétique et une transformation agricole ».

Les participants – chefs d’État, ministres, experts, universitaires et représentants diplomatiques – se sont penchés sur les moyens de transformer les immenses ressources de l’Afrique australe en véritables moteurs de développement durable.
L’Afrique australe, réunie au sein de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) – à l’exception de La Réunion, dispose d’atouts majeurs pour relever les défis de la transition énergétique et de la transformation agricole. Ses ressources naturelles abondantes, son potentiel en énergies renouvelables ; solaire, hydraulique, éolienne, et ses vastes terres arables constituent un socle solide pour un développement durable et inclusif. Mais pour concrétiser ces potentialités, la coopération régionale et le partage d’expertise sont essentiels.
Madagascar, membre actif de la SADC et Président entrant de l’organisation, occupe une position stratégique. Par sa situation géographique et ses ressources, le pays peut jouer un rôle de catalyseur dans la mise en place de projets structurants à l’échelle régionale. La Conférence Publique organisée à l’Université d’Antananarivo s’inscrit dans cette dynamique, en réunissant décideurs politiques, experts et acteurs académiques pour réfléchir aux leviers d’intégration régionale dans les domaines de l’énergie et de l’agriculture.

Madagascar, moteur potentiel de la SADC

Le Professeur Loulla 𝗖haminah
Le Professeur Loulla 𝗖haminah

Le Professeur Loulla Chaminah, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique représentait le Président entrant de la SADC, Andry Rajoelina qui a rappelé le rôle stratégique de la Grande Île :
« « Par sa position géographique et ses richesses naturelles, Madagascar peut catalyser des projets structurants pour toute la région. » Selon le Professeur, le président de Madagascar insiste sur la nécessité de « passer de la parole aux actes » grâce à des initiatives régionales concertées. »

Innovation et partage des savoirs au cœur de la stratégie

Pour le Professeure Loulla Chaminah, , la clé réside dans la coopération :
« Nous avons un immense potentiel énergétique et agricole, mais il ne se concrétisera qu’avec une coopération renforcée, une mutualisation des savoirs et des infrastructures. »
Elle a affirmé l’engagement de Madagascar à porter cette vision intégratrice, en misant sur l’innovation et le partage d’expertise.

Les universités en première ligne

Le Président de l’Université d’Antananarivo, Professeur Rivoarison Randrianasolo, a salué le choix de l’établissement pour accueillir ces échanges stratégiques :

«  « Cela consacre le rôle central de l’université dans les dynamiques de développement. » »

Même constat pour Rasata Rafaravavitafika, Ministre des Affaires Étrangères et Présidente du Conseil des Ministres de la SADC :

«  « Les universités ne doivent pas rester spectatrices ; elles doivent devenir des actrices clés de l’intégration régionale en formant les leaders et innovateurs de demain. » »

pistes concrètes pour l’avenir

Les débats ont permis d’identifier plusieurs axes d’action : création de réseaux de recherche transfrontaliers, projets communs en énergies renouvelables, modernisation des systèmes agricoles et amélioration des chaînes de valeur.

En conclusion, cette conférence a illustré la volonté partagée de bâtir une Afrique australe plus connectée, innovante et résiliente. Comme l’a résumé un participant :

« « L’intégration régionale n’est pas un choix, c’est une nécessité pour notre avenir commun. » »

L’Afrique australe, réunie au sein de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe, dispose d’atouts majeurs pour relever les défis de la transition énergétique et de la transformation agricole. Ses ressources naturelles abondantes, son potentiel en énergies renouvelables ; solaire, hydraulique, éolienne, et ses vastes terres arables constituent un socle solide pour un développement durable et inclusif. Mais pour concrétiser ces potentialités, la coopération régionale et le partage d’expertise sont essentiels.
Madagascar, membre actif de la SADC et Président entrant de l’organisation, occupe une position stratégique. Par sa situation géographique et ses ressources, le pays peut jouer un rôle de catalyseur dans la mise en place de projets structurants à l’échelle régionale. La Conférence Publique organisée à l’Université d’Antananarivo s’inscrit dans cette dynamique, en réunissant décideurs politiques, experts et acteurs académiques pour réfléchir aux leviers d’intégration régionale dans les domaines de l’énergie et de l’agriculture.
Le Professeur Loulla Chaminah, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar et Président entrant de la SADC, a rappelé que l’Afrique australe dispose d’un immense potentiel énergétique et agricole. Elle a souligné que seule une coopération renforcée et une mutualisation des savoirs et infrastructures permettront de transformer ces atouts en progrès concrets pour les populations. Elle a affirmé l’engagement de Madagascar à porter cette vision intégratrice, avec l’innovation et le partage d’expertise comme moteurs.
Le Professeur Rivoarison Randrianasolo, Président de l’Université d’Antananarivo, a exprimé sa reconnaissance envers le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pour avoir choisi l’Université d’Antananarivo comme cadre de ces réflexions stratégiques, considérant que cela consacre le rôle central du monde académique dans les dynamiques de développement.
Pour sa part, Rasata Rafaravavitafika , Ministre des Affaires Étrangères et Présidente du Conseil des Ministres de la SADC, a insisté sur l’importance d’impliquer davantage les institutions universitaires. Elle a affirmé que l’Université ne doit pas rester spectatrice mais devenir un acteur clé dans les décisions liées à l’intégration régionale, puisqu’elle forme les futurs leaders, experts et innovateurs capables de porter les projets structurants de demain. La conférence a également réuni plusieurs membres du gouvernement malgache, des représentants du corp diplomatique ainsi que des représentants de haut niveau des pays membres la SADC, témoignant de l’importance accordée à cette initiative pour l’avenir énergétique et agricole de la région.
M.M.

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