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Conférence de la COI avec le soutien de l’ONU à Antananarivo
17 octobre 2024, par

La Commission de l’océan Indien organise depuis hier et jusqu’au 18 octobre la première Conférence régionale sur le rôle de la jeunesse dans les initiatives de consolidation de la paix et de démocratie dans la région de l’océan Indien. Cet événement bénéficie de l’appui du Département des Affaires politiques et de la Consolidation de la paix de l’ONU. Il a lieu à Antananarivo, capitale de Madagascar.
Du 16 au 18 octobre, la Commission de l’océan Indien avec le soutien de l’ONU organise à Antananarivo la première Conférence régionale sur le rôle de la jeunesse dans les initiatives de consolidation de la paix et de démocratie dans la région de l’océan Indien. Elle s’inscrit dans le projet gouvernance paix et stabilité. Elle veut valoriser le rôle de la jeunesse, pour sa participation active dans le vivre ensemble.
Le secrétaire général de la COI, Edgard Razafindravahy, rappelle que les crises minent la stabilité. Par exemple à Madagascar, les crises de 1972, 1991, 2002 et 2009 ont miné la stabilité politique, ce qui rend plus difficile la marche vers le progrès. La COI met en œuvre des moyens pour que les jeunes participent à l’élaboration de solutions concrètes, explique le secrétaire général.
« Les jeunes de notre région souvent écartés des processus de décision », souligne-t-il. La COI propose un cadre, cette conférence veut proposer des solutions.
Edgard Razafindravahy évoque « un parlement des jeunes de la COI pour donner une voix directe aux jeunes dans le processus de gouvernance » avant de conclure : « Œuvrons pour une Indianoceanie plus stable et plus résilience ».
Directeur pour Afrique de l’Est du Département des Affaires politiques et de la Consolidation de la paix de l’ONU, Graham Maitland rappelle une des conclusions du Sommet de l’Avenir tenu à New-York lors de la dernière Assemblée générale de l’ONU. Le Pacte pour l’avenir prévoit l’engagement des jeunes pour garantir un avenir meilleur pour tous. Il s’agit d’aider à identifier les moyens pour aider les jeunes à participer à relever les défis.
Valery Ramonjavelo, ministre des Transports et de la Météo, et ministre de la Jeunesse et des Sports de Madagascar par intérim, salue un événement qui place pour la première fois la jeunesse au cœur du processus de paix.
Les jeunes sont des acteurs clés de la transformation sociale. La COI compte 30 % de jeunes. 80 % de ces jeunes vivent à Madagascar. La paix et la démocratie ne peuvent se construire sans l’implication active des jeunes, poursuit-il. Pour le ministre, « les jeunes sont les leviers qui nous conduiront vers un avenir meilleur. Les jeunes ne doivent plus être passifs mais des acteurs du changement dans leur communauté ».
La présidence seychelloise de la COI était représentée par Marie Céline Zialor, ministre de la Jeunesse et Sports et de la Famille. Elle note que cette conférence se tient trois semaines après le Sommet de l’Avenir à l’ONU. Jeunesse et avenir sont liés d’où la nécessité de préparer les jeunes à affronter l’avenir. Cela passe par un accès à une éducation de qualité et des formations adaptées aux besoins de l’économie. C’est aussi équiper la jeunesse pour faire face aux défis qui se dressent sur son chemin.
La paix doit régner et la démocratie doit être la norme, poursuit-elle, avec une paix positive où toutes les causes de conflit sont eradiquées. « La jeunesse est au cœur du plan de développement stratégique de la COI, elle est aussi une priorité de la présidence seychelloise », ajoute Marie Céline Zialor qui appelle à « transformer l’océan Indien en véritable zone de paix ».
Jusqu’à samedi, différents ateliers notamment sur la gouvernance et les institutions permettront de définir des moyens pour que les jeunes soient des forces de propositions écoutées pour aller vers la paix et la stabilité à La Réunion, aux Comores, à Madagascar, aux Seychelles et à Maurice.
M.M.
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