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18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Comment sortir du sous-développement ?
14 janvier, par

Au cœur de l’océan Indien, La Réunion subit chômage, pauvreté et dépendance énergétique malgré son statut européen. En s’insérant dans la dynamique du partenariat Chine–Afrique, l’île pourrait devenir un hub de développement régional, créateur d’emplois, de souveraineté économique et de transition écologique.
La Réunion est officiellement une région française et européenne. Mais dans la réalité vécue par sa population, elle ressemble de plus en plus à un territoire du Sud global abandonné à ses contradictions : chômage massif, pauvreté endémique, vie chère, dépendance aux importations, absence d’industries structurantes et infrastructures inadaptées. Comment expliquer qu’une île riche de soleil, de vent, de mer et de talents reste enfermée dans le sous-développement ? La réponse est politique : La Réunion est maintenue dans une dépendance économique qui profite ailleurs.
Pendant ce temps, l’Afrique voisine et la Chine construisent, investissent et planifient l’avenir. Le partenariat Chine–Afrique, à travers le FOCAC et les grands programmes d’infrastructures, d’énergie et de formation, trace une autre voie pour les peuples du Sud. La Réunion, située au cœur de l’océan Indien, à 800 kilomètres de Madagascar, ne peut rester à l’écart de cette dynamique historique. Elle est géographiquement africaine, culturellement métissée, mais économiquement enfermée dans un modèle européen qui ne répond pas à ses besoins.
Le chômage de masse qui frappe la jeunesse réunionnaise n’est pas une fatalité. La Chine est aujourd’hui le premier constructeur mondial de chemins de fer, de tramways, de ports, de centrales solaires et d’éoliennes. Pourquoi La Réunion n’aurait-elle pas, elle aussi, un train, une industrie de l’énergie renouvelable, des chantiers créateurs d’emplois ? Un partenariat avec la Chine, dans le cadre de la coopération avec l’Afrique de l’Est et australe, permettrait de lancer de grands projets structurants qui transformeraient l’économie locale.
L’énergie est un autre scandale. Une île volcanique, ensoleillée et entourée d’océan importe toujours l’essentiel de son énergie. La Chine est le leader mondial du solaire, des batteries et des réseaux intelligents. Avec une volonté politique, La Réunion pourrait devenir un territoire pilote de l’autonomie énergétique dans l’océan Indien, réduisant les factures des familles et renforçant sa souveraineté.
La mer, enfin, est une richesse confisquée. La zone maritime de La Réunion est immense, mais sous-exploitée. La Chine a développé une expertise inégalée en aquaculture, en transformation des produits de la mer et en économie bleue. En coopération avec l’Afrique et l’Asie, l’île pourrait créer des milliers d’emplois dans la pêche, l’agroalimentaire et la recherche marine.
S’ouvrir au partenariat Chine–Afrique, ce n’est pas tourner le dos à l’Europe. C’est refuser l’assignation à la dépendance. C’est choisir d’exister dans sa région, de coopérer avec ses voisins et de reprendre en main son destin. La Réunion ne doit plus être une périphérie assistée, mais un acteur du développement de l’océan Indien. C’est un choix de dignité, de justice sociale et d’avenir.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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