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4 juin, parNos peines
Santé publique
5 février 2014

La COI et son projet « Veille Sanitaire » ont tenu une réunion de comité de pilotage, les 29 et 30 janvier, afin de lancer la deuxième phase du programme pour la période 2014-2017. Une quarantaine de participants, pour la plupart épidémiologistes venus des Etats membres, étaient présents pour valider le programme de ce projet dont l’originalité vient de la prise en compte des maladies d’origine animale dans le concept « Une seule santé » prôné par l’OMS.
A l’ouverture de la réunion, Laurence Breton-Moyet, Directrice de l’Agence Française de développement (AFD) pour Maurice et les Seychelles, le bailleur du projet, a confirmé son entière confiance en l’équipe de la COI. « Les attentes sont certes importantes, mais je n’ai aucun doute sur la réussite de ce projet ».
Cette confiance est le résultat du travail accompli par l’équipe du Dr Loïc Flachet depuis 2008 dans le projet RSIE, notamment avec la mise en place d’un réseau régional performant de surveillance épidémiologique et la formation de plusieurs cohortes d’épidémiologistes issus des Etats membres.
La deuxième phase, financée à hauteur de 6 millions d’euros pour la période 2013-2017, explique le Secrétaire général de la COI, Jean Claude de l’Estrac, porte encore plus loin l’ambition des ministres de la Santé des pays de la COI.
Il rappelle que l’impact économique et social des maladies infectieuses dans nos îles est énorme. « Le Chikungunya a coûté à lui seul près d’un point de croissance à La Réunion en 2005-2006. »
Le concept « One health », souligne le Secrétaire général, est très explicite : « Environ 60% des maladies infectieuses chez l’homme sont zoonotiques et 75% des infections humaines émergeantes sont d’origine animale ».
Jean Claude de l’Estrac annonce aussi, pour 2017, que « le Secrétariat général de la COI sera doté d’un département de santé publique constitué d’experts et de techniciens régionaux, qui pourra mobiliser des fonds pour appuyer les autorités sanitaires en dehors d’une démarche strictement projet ».
Le Dr Flachet a rappelé les principaux objectifs de la nouvelle phase. Il s’agit de poursuivre les actions de ces quatre dernières années et de renforcer les Réseau SEGA (Surveillance Epidémiologique et Gestion des Alertes) en poussant encore plus loin le partage d’informations et le niveau de réponse aux épidémies. Il annonce ainsi plusieurs projets pilote, à Madagascar avec la Croix Rouge et illustre l’avancée du réseau par l’utilisation, par le Dr Bibi, aux Seychelles, d’un système « full web » où tous les centres du pays sont équipés et connectés entre eux pour saisir et partager les données de surveillance.
A l’issue des deux jours de réunions, le programme d’activités du projet « Veille sanitaire » pour la période 2014-2015 ainsi que le budget, 1,8 million d’euros, ont été validés par le comité de pilotage.
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