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Coopération régionale
Échanges entre les Seychelles et La Réunion pour la formation
14 juin 2003

Le dernier numéro de ’Écho Développement’ - la lettre de liaison des agents de développement de l’océan Indien - rend compte d’un stage qui a accueilli des administrateurs de districts seychellois et des agents réunionnais de développement.
« Les Réunionnais ont fait preuve de curiosité, d’écoute. Les Seychellois ont montré qu’ils avaient une approche différente par rapport au diagnostic que l’on peut faire sur un territoire. Ils ont des angles d’analyses qui ouvrent des perspectives différentes », note Françoise Wong Pin, directrice du Centre de ressources régional Ville et Hauts et organisatrice d’un stage de formation/échange à l’intention de 8 administrateurs de districts seychellois et de 8 agents réunionnais de développement.
Ce stage est l’occasion pour les stagiaires de constater que des termes différents recouvrent parfois les mêmes réalités. Bien sûr, le système dans lequel chacun évolue est différent. Aux yeux des Seychellois, les agents de développement réunionnais semblent ainsi avoir une plus grande marge de manœuvre quant aux projets définis et mis en œuvre sur un territoire.
Les Réunionnais, quant à eux, ont noté ce qui leur paraît être un atout indéniable : les relations étroites et personnalisées qu’entretient un administrateur de district avec la population de son secteur. Un agent de développement réunionnais pourra ainsi indiquer le taux de chômage de tel ou tel endroit, mais un administrateur de district seychellois pourra nommer les personnes sans activité.
Au cours de la semaine, deux journées de visite sur sites ont permis aux administrateurs de district seychellois d’accompagner les agents de développement sur leur territoire d’intervention. Un partage d’expériences concret, après les échanges théoriques, qui est venu enrichir et nourrir la réflexion entamée depuis déjà deux ans.
La première rencontre entre Réunionnais et Seychellois, organisée en 2000, avait été le point de départ d’un réseau informel entre agents de développement réunionnais et seychellois. Une deuxième session en 2001 avait renforcé les liens et accru le cercle. En effet, le groupe de stagiaires était composé de nouveaux participants, tant du côté seychellois que réunionnais. Avec cette troisième session aura une suite en octobre aux Seychelles, comme les années précédentes. Elle est peut-être une nouvelle étape qui est franchie dans l’établissement de relations entre îles de l’océan Indien, basée sur l’écoute, le partage et le respect mutuel de leurs différences.
Financements
Cette formation a été financée par l’ambassade de France aux Seychelles, le ministère seychellois des Collectivités locales, des Sports et de la Culture, le Fonds de coopération régionale (État, Région Réunion, Département de La Réunion) et le Plan d’aménagement des Hauts.
Convivialité
L’atmosphère studieuse du stage n’a pas empêché la convivialité, particulièrement lors des visites de terrain et lors d’un repas, à la fin du stage. Les Réunionnais ont agrémenté les pauses entre chaque séance par des dégustations de gâteaux "péi", confectionnés par leurs soins.
Trop court
Avis unanime, cinq jours, c’est un peu court pour un stage de ce type. Mais comme l’a souligné l’un des animateurs, les nouvelles technologies de la communication vont permettre de poursuivre le travail. Tous au mail ! « Et n’hésitez pas à solliciter votre partenaire... ». C’est le moment de confronter la théorie à la pratique... |
- « J’ai découvert beaucoup de choses. Et j’ai pu comparer le travail des agents de développement local avec ce qui se passe aux Seychelles... »
- « J’ai pu observer comment nos collègues réunionnais aidaient au montage des projets. J’ai beaucoup apprécié la réhabilitation des cases créoles ».
- « Mon collègue m’a montré comment il aidait une association à monter un projet. J’ai été surpris de voir qu’il devait trouver les financements. Pour moi c’est intéressant ».
- « J’ai découvert que les Réunionnais attachaient beaucoup d’importance à la protection de l’environnement ».
- « Nous avons eu des échanges très riches. Et je pense que le second module aux Seychelles sera tout aussi intéressant ».
- « J’ai découvert que nous avions un fonds culturel commun. J’ai pu constater ce qu’était l’indocéanité. Kréol sé kréol ».
- « Quand un Réunionnais rencontre un de ses collègues étrangers, il se pose en professionnel. Un Seychellois, lui, commence par rompre la glace en parlant de choses personnelles ; c’est l’individu qui prime, le professionnel intervient ensuite ».
- « J’ai essayé de montrer à mon collègue toutes les facettes du métier d’animateur... »
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