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Recherche et coopération
13 décembre 2004

La faculté des Sciences de l’Université de La Réunion a accueilli depuis vendredi dernier et jusqu’à hier soir la deuxième édition des Rencontres franco-indiennes de bio-informatique et des maladies chroniques. Cette invitation-retour aux Rencontres 2003 de Hyderabad et de Delhi conforte l’ouverture de l’Université sur le monde et une politique de co-recherches qui se diversifie.
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Placé sous le haut patronage du ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement et de la recherche, François Fillon, représenté par Dominique Aunis, chercheur à l’INSERM, le colloque scientifique de ce week-end est une manifestation au contenu scientifique de haut vol, qui réunit cinquante chercheurs en bio-informatique venus pour la plupart de New-Delhi et de Bangalore, de France mais aussi des États-Unis et du Royaume-Uni.
Le deuxième axe de recherche, après la bio-informatique, concerne les maladies chroniques, en particulier le diabète de type 2. Les interventions des chercheurs portent sur les nombreuses et diverses avancées que les modélisations informatiques permettent de faire dans les recherches en génétique, en biologie moléculaire et dans la connaissance des micro-organismes.
Si le public des séances de travail est rare et hautement spécialisé, l’intérêt de cette rencontre s’étend d’une part à d’autres domaines de recherche, d’autre part aux échanges culturels, touristiques et humains qui sous-tendent l’organisation des journées.
Le président de l’Université, Serge Svizzero, le directeur régional de la recherche et de la technologie, le Consul général de l’Inde à La Réunion, Sohan Prakash, et le Conseiller pour la science et la technologie de l’ambassade de France à Bangalore ont souligné l’importance de ces rencontres pour la suite des échanges entre la Réunion, la France et l’Inde et pour l’avenir de la collaboration scientifique entre nos pays.
La séance inaugurale a eu lieu vendredi en présence d’un collaborateur direct du Recteur et de la 2ème vice-présidente de la Région, le docteur Catherine Gaud, qui a souligné la volonté de La Réunion "de développer des échanges dans des domaines innovants", tant avec l’Inde qu’avec la Chine et de poursuivre la coopération commencée avec le Karnataka en mettant en œuvre, dès 2005, la réciprocité dans l’accueil des étudiants.
L’ouverture de l’université encourage aussi le Rectorat à développer les échanges dans l’Académie et six collèges et lycées ont des partenariats avec des collèges et lycées de Delhi et de Bangalore, surtout dans les filières scientifiques. Au stade actuel des échanges, ce sont des jeunes Réunionnais qui iront à Bangalore, en février-mars 2005. Les responsables académiques espèrent rendre la réciproque dans un proche avenir.
Le Conseiller scientifique de l’ambassade de France au Karnataka, Bruno Rouot, est un directeur de recherche de l’INSERM en chimie organique. Il était venu une première fois dans l’île il y a 20 ans en touriste et ne pensait pas avoir à y revenir ! Bel hommage aux progrès faits par l’Université depuis vingt ans.
Il a fait part de sa surprise d’entendre, à Bangalore, des Indiens évoquer le haut niveau de recherche d’une si petite île, bien que la réalité des échanges ait fait apparaître des disparités dans les niveaux et les méthodes de formation. Son intérêt s’est éveillé pour les projets énergétiques dont lui a parlé Bernard Offman, un jeune chercheur du Laboratoire de biochimie et génétique moléculaire (LBGM) de La Réunion, et maître d’œuvre de ces rencontres.
Le Directeur régional de la recherche et de la technologie, Patrick Hervé, devait souligner que Bernard Offman est le premier universitaire réunionnais primé dans un concours national de créateurs d’entreprises innovantes. Le jeune homme a clôturé la séance inaugurale en remerciant le comité organisateur, les soutiens institutionnels et les sponsors de cette manifestation.
P. David
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