Canne à sucre à La Réunion : des choix imposés de Paris au défi d’une nouvelle politique
24 septembre, parEn 2015, le Sénat sous l’impulsion de Paul Vergès, donnait l’alerte, quelles initiatives d’élus réunionnais depuis ?
Ouverture de l’audience sur les Chagos à la Cour internationale de justice
4 septembre 2018

Les auditions sur les Chagos ont commencé hier à la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye, aux Pays-Bas. Cette audience est rendue possible par le soutien du gouvernement mauricien, qui a permis à la cause chagossienne d’être à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’ONU. La Cour est saisie d’une question de respect du droit international, la séparation de l’archipel des Chagos de Maurice à la veille de la décolonisation de nos voisins. Le témoignage d’une des déportées a été bouleversant.
C’est tout d’abord le Premier ministre de Maurice qui s’est exprimé. Puis Maurice D’abord, avec l’allocution de SAJ. Puis, Maurice a eu trois heures pour défendre ses arguments. « Lors des négociations initiales d’Indépendance, Maurice était contre le détachement de l’archipel des Chagos, affirme sir Anerood Jugnauth. Mais, face à cette opposition, Harold Wilson a convaincu sir Seewoosagur Ramgoolam que Maurice n’aura pas son indépendance si les Chagos restent rattachés à Maurice. », rapporte « L’Express ».
C’est à la suite de cette séparation que le gouvernement britannique a autorisé la construction de la base militaire américaine de Diego Garcia et a organisé la déportation de tous les habitants des Chagos vers Maurice et les Seychelles.
Après les interventions de deux avocats de Maurice, c’est une Chagossienne, Liseby Elysée, qui a été entendu. Son intervention a été projetée sur un grand écran dans la salle d’audience : « Elle raconte la vie à Chagos, là ou elle vivait heureuse avec sa famille jusqu’au jour où l’administrateur britannique leur dise qu’ils doivent quitter l’île. Ils embarquent sur un navire dans le noir pour venir à Maurice. « Nou ti embark kouma bann zanimo. Mo ti ansint, mo zenfan finn mor lor sa bato la », raconte-t-elle en larmes. », précise « L’Express ».
Me Philippe Sands, avocat de Maurice a ensuite repris sa plaidoierie : « La puissance coloniale reconnaît son traitement inhumain des Chagossiens, indique Me Philippe Sands. Aulieu d’une relocalisation, la puissance coloniale propose des “heritage visits”. « On est le 3 septembre 2018, pas l’Afrique du 19e siècle. Les Chagossiens ne veulent pas de visite, ils veulent retourner chez eux », affirme Me Philippe Sands qui conclut en ces termes : « « L’archipel des Chagos est une colonie du 21e siècle. Nous vous invitons de mettre une fin immédiate à cette honteuse situation qui dure depuis 50 ans. Aucun pays ne veut être une colonie. Ni Maurice, ni le Royaume-Uni. »
Ce fut alors au tour de la Grande-Bretagne de s’exprimer. L’audience se déroule jusqu’au 6 septembre. Puis ultérieurement, la Cour internationale de justice rendra son avis qui, selon le professeur André Oraison, ne peut qu’aboutir qu’a la condamnation de la Grande-Bretagne.
En 2015, le Sénat sous l’impulsion de Paul Vergès, donnait l’alerte, quelles initiatives d’élus réunionnais depuis ?
In kozman pou la rout
In kozman pou la rout
Conséquence de la crise climatique causée par le capitalisme
Des migrants s’accaparent les terres de leur pays d’accueil
Journées européennes du patrimoine
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?