Co-développement

Tragique accident de bus chez nos voisins de Madagascar : condoléances et solidarité !

Au moins 34 personnes décédées

Simone Yée Chong Tchi Kan / 4 août 2017

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La route tue ! Pas un seul jour sans que la route ne fasse de victimes de par le monde. Pas plus tard que dans la nuit du lundi 31 juillet au mardi 01 août 2017, la route a encore fait des victimes. Tout près de chez nous à Madagascar, selon le bilan officiel, au moins 34 personnes ont perdu la vie, et plus de 80 ont été blessées dans un tragique accident de bus qui s’est renversé dans un ravin et a pris feu. Il transportait des fidèles protestants à destination de Mahajanga. La plupart des participants étaient des jeunes qui se rendaient au rassemblement national des branches « Scout » et « Jeunesse chrétienne » STK, dans le cadre du synode régional d’Itasy de l’Église réformée FJKM.

Rescapée du plus meurtrier accident de l’histoire de la Réunion dont nous venons de commémorer le demi-siècle, ce mois de mars 2017, cette nouvelle dramatique qui secoue nos voisins malgaches m’a atteint au plus profond de moi même. Pour mémoire, un lundi de pâques, le 28 mars 1967, la Réunion toute entière se réveille endeuillée, un bus de ligne transportant également des scolaires venait de basculer dans un ravin de 60m de profondeur. Collégienne au moment du drame, j’ai eu la chance de m’en sortir, mais les séquelles sont hélas toujours présentes. Je pense aujourd’hui au chagrin qui affecte les familles des victimes.

En ce moment douloureux, Je partage la peine de tout le peuple malgache qui, dans son ensemble, souffre de cette tragédie nationale que traverse le pays.

Je souhaite transmettre ma solidarité, mon soutien et mes plus sincères condoléances aux familles affectées et proches des victimes de ce drame de trop sur les routes ainsi qu’à l’ensemble de la population malgache.

C’est le temps de la douleur ! C’est épouvantable ! Aujourd’hui, devant un peuple tout endeuillé et sur des circonstances qui nécessitent des réflexions, seules la compassion à l’égard des victimes et la solidarité à l’égard des familles méritent qu’on s’exprime !

L’urgence est d’aider, d’accompagner ces familles endeuillées et ou affectées par cette tragédie dont le quotidien est déjà si difficile et qui vont devoir faire face à d’énormes problèmes supplémentaires : frais d’obsèques, déplacement à l’hôpital, retour des blessés, l’accompagnement psychologique…

Mais nul doute que cet accident nous appelle collectivement à la vigilance et nous rappelle l’importance des enjeux de sécurité en matière de déplacements et de transports, d’aménagement de routes adaptées…

Simone Yee-Chong-Tchi-Kan
Responsable « comité accident du 28 mars 1967 »