Convention entre la Région Réunion et l’AFD

Un nouveau levier du co-développement de La Réunion et de ses partenaires

15 juillet 2008, par Manuel Marchal

En marge du congrès ’L’Union européenne et l’Outre-mer : stratégies face au changement climatique et la perte de biodiversité’, la Région Réunion et l’Agence française de développement ont signé vendredi dernier un Accord cadre de partenariat relatif à la coopération régionale.

L’Agence française de développement est implantée dans tous les pays avec lesquels La Réunion peut construire un co-développement.(photo MM)

La Région et l’Agence française de développement, un acteur majeur de la coopération avec les pays de notre région, ont signé vendredi un accord cadre de partenariat. Directeur général délégué de l’AFD, Michel Jacquier, décrit les axes principaux axes de la convention. Tout d’abord, la Région et l’AFD vont développer l’échange d’information « sur les questions d’intérêt commun portant sur la coopération avec les États concernés ». Cela porte notamment sur « les actions de coopération indentifiées ou conduites par chaque Parties avec ces Etats », ainsi que sur « les thèmes ou projet susceptibles d’offrir des synergies entre les Parties ». Une réunion annuelle entre l’AFD, la Région, ouverte à toute autre collectivité réunionnaise ou institution ou entreprise est prévue.
L’autre volet du partenariat concerne la possibilité de co-financement. Michel Jacquier évoque par exemple la démocratisation de l’accès à l’Internet haut débit dans la région, et la création d’une compagnie maritime régionale. Il ajoute également que dans le cadre de la prochaine présidence française de la COI, il sera question du financement d’un système d’alerte sur les catastrophes naturelles. Autre projet évoqué : celui de l’adaptation au changement climatique.
Président de la Région Réunion, Paul Vergès souligne que « cette convention ouvre une porte vers l’avenir ». Il s’agit d’anticiper un avenir qui se transforme chaque jour. Le président de la Région précise en particulier l’accroissement important de population que connaît les pays de la COI : 6 millions d’habitants en 1946, 23 millions aujourd’hui et 48 millions en 2050.
Se pose alors la question de l’adaptation à ces conditions nouvelles. La Réunion met en oeuvre depuis bientôt 10 ans le mot d’ordre d’autonomie énergétique en 2025. Ce qui permettra à notre pays d’être le premier territoire du monde à répondre aux objectifs du Protocole de Kyoto.
Paul Vergès note que depuis 1946, l’orientation stratégique de la politique menée à La Réunion est celle de l’intégration à la France puis à l’Europe. Les changements démographiques et le futur Accord de partenariat économique fait émerger un autre axe : celui de l’intégration de La Réunion avec ses voisins au lendemain de la signature de l’APE.
Autrement dit, il s’agit de mettre en place une politique de co-développement. Et dans ce cadre, le partenariat avec l’AFD est un atout, poursuit Paul Vergès. L’Agence française de développement est présente dans tous les pays de la COI, sur le continent africain, en Inde et en Chine, c’est-à-dire dans les pays qui peuvent être des partenaires de La Réunion. « On signe pour l’avenir », conclut le président de la Région.

Manuel Marchal

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