Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
8 mars 2012, par

En France, pour qu’une loi soit votée ou si le gouvernement veut faire passer sa politique, il faut avoir l’accord de la majorité des sénateurs et des députés. C’est pourquoi juste un mois après le vote du président de la République le 6 mai, il y aura les élections de députés, les 10 et 17 juin.
Le président élu a besoin d’une majorité de députés pour faire passer sa politique. Le député est donc aussi responsable de la politique de son gouvernement. Si on doit sanctionner la politique de Sarkozy, il faut commencer par sanctionner les députés qui soutiennent sa politique, ici. Il faut éviter de voter pour les candidats estampillés UMP et FN.
En cas d’alternance, il faut envoyer à l’Assemblée nationale des députés communistes pour défendre les intérêts des Réunionnais.
Par exemple, le 21 octobre 1945, les Réunionnais ont voté pour Raymond Vergès et Léon de Lépervanche. Ils sont partis à Paris et ils ont arraché la loi du 19 mars 1946 qui marque encore notre histoire aujourd’hui, 66 ans après.
Cette fois, l’objectif du PCR, c’est d’obtenir une loi aussi importante que la loi de 1946 pour faire progresser La Réunion vers un grand changement, par les Réunionnais, pour plusieurs générations.
C’est pour préparer ce grand changement que lors des élections sénatoriales du 25 septembre 2011, le PCR avait dit qu’il fallait renverser la majorité au Sénat qui était détenue à droite depuis 50 ans. Les grands électeurs Réunionnais devaient désigner 4 sénateurs.
L’enjeu était énorme, historique, car la majorité pouvait basculer à une voix près. Sur le papier, notre liste devait obtenir 2 : Paul Vergès et Gélita Hoarau les 2 sortants. À la surprise générale, il nous a manqué 140 voix. Aujourd’hui, les bouches s’ouvrent pour expliquer l’origine de la défaite.
La responsabilité de certains de nos maires est totale, car ce sont eux qui désignent les grands électeurs dont une centaine a bafoué la solidarité avec notre sortante. Par ces temps où on parle tellement de « sortante frustrée » et de « violence contre les femmes » en politique, Gélita n’aurait-elle pas dû faire un scandale et dénoncer ce manquement évident à la solidarité féminine ? Ce sont de gros paquets de voix qui nous ont manqué. Jamais, dans l’histoire du PCR nous avons eu un tel coup de poignard dans le dos, par des personnes qui ont été élues au nom du PCR et de ses militants.
Entre temps, le Sénat est passé à gauche et Paul Vergès a été appelé à présider la première séance. Tous les Sénateurs étaient debout pour saluer la qualité de son intervention. À n’en pas douter, c’est un rassembleur ! Cet épisode vient souligner le côté ridicule de Huguette Bello qui se prétend constamment en victime de la direction du PCR.
J.B.
Nos peines
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