Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
28 juillet 2017, par

Jeudi, l’Humanité a publié un article dans lequel il est révélé que la ministre du Travail a profité du licenciement de 900 travailleurs pour réaliser un bénéfice de plus d’un million d’euros. En 2013, Muriel Pénicaud était dirigeante de Danone. Cela lui permettait d’avoir droit à des « stock options », c’est-à-dire à des actions acquises selon un prix garanti. Elle a acquis le 30 avril 2013 plus de 55.000 actions à un cours très bas datant de 2009, 34,85 euros. Elle a aussitôt revendu la quasi-totalité de ces actions au cours de 2013, soit 58,41 euros. Elle a empoché au passage un bénéfice de 1,129 million d’euros.
L’action de Danone venait de connaître une augmentation importante. Les « marchés » avaient en effet salué le licenciement de 900 cadres de Danone. « Ce n’est pas unique, toutes les restructurations visent à ça », a précisé Jocelyne Hacquemand, secrétaire de la fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT, interrogée par Europe 1. Et d’ajouter : « Danone se portait très, très bien. C’est uniquement pour des raisons de rentabilité financière à court terme que ces emplois ont été supprimés ».
Encore plus grave : l’actuelle ministre du Travail était alors responsable des « ressources humaines » de Danone. Elle a donc participé aux décisions qui ont jeté 900 salariés au chômage afin que les actionnaires puissent s’enrichir encore plus.
Hier à la tribune du Sénat, Eliane Assassi a dénoncé cette manœuvre qui a enrichi la ministre qui défend le texte de casse sociale par ordonnances. Dans un rappel au règlement, la présidente du groupe CRC a déclaré que : « Ce point est extrêmement grave sur le plan éthique et peut-être sur le plan juridique car de part vos fonctions vous avez organisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel. De là à parler d’initié, il n’y a qu’un pas à franchir.
Cette révélation est grave sur le plan politique. Comme ministre du travail vous avez en charge un projet de loi dont nous discutons aujourd’hui qui porte une véritable atomisation du code du travail dont la conséquence sera la précarisation, l’appauvrissement de milliers et milliers de salariés. Le plafonnement des indemnités de licenciement en est un exemple concret. Madame la ministre, cette situation est insupportable. Alors que votre gouvernement se livre à des comptes d’apothicaire pour serrer de plusieurs crans la ceinture de notre peuple - réduction de l’Apl, gel des salaires de la fonction publique, casse des services publics - nous apprenons que vous avez engrangé des bénéfices indécents sur le dos de la souffrance de 900 salariés et de leurs familles. Des explications sont nécessaires, dans la plus grande urgence alors que nous discutons du projet de loi que vous portez.
Le scandale révélé par l’Humanité rappelle l’objectif du système en place : créer à tout prix les conditions pour l’enrichissement d’une classe qui est déjà riche. C’est précisément cette classe qui est au pouvoir en France. Et les premières mesures vont exactement dans le sens des intérêts des ultra-riches : baisse des impôts payés par les grosses fortune financée par une diminution de l’allocation logement, dispositif qui bénéficie aux plus pauvres.
J.B.
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