A Cuba, les enfants meurent moins qu’à La Réunion

18 janvier 2019, par J.B.

Les Cubains sont friands de statistiques en janvier. C’est l’occasion d’obtenir les chiffres de l’année écoulée. Ils se réjouissent ainsi que, pour la onzième année consécutive, le taux de mortalité infantile se maintient sous la barre de 5 pour mille naissances vivantes. Mieux encore, fin 2018, pour la deuxième année ce taux est le plus bas de l’histoire du pays avec 4 pour mille.

La curiosité nous a poussé à regarder chez nous. Nous apprenons que la mortalité infantile reste élevée à La Réunion 6,8 pour 1000 naissances vivantes. Deux fois plus élevés qu’en France 3,4%. Cela veut dire que le statut départementale n’était pas une garantie tout risque. Il serait donc judicieux d’analyser les facteurs socio-politiques qui provoquent ce taux élevé, non seulement par rapport à un pays riche comme la France mais aussi par rapport à Cuba, un pays sous développé et soumis au blocus des pays riches.

En effet, en 1959, l’égalité prévue par la loi de 1956 n’était pas appliquée. La création du Parti Communiste Réunionnais et son projet d’Autonomie dénoncent l’inertie de la bourgeoisie réunionnaise. Nos adversaires ont usé de toutes les méthodes anti-démocratiques pour empêcher l’avènement d’une politique responsable prônée par le PCR. Le projet réunionnais était dénigré. Soixante ans sont passés. Si, proportionnellement les enfants meurent moins à Cuba qu’à La Réunion, c’est une question de niveau de protection sociale et de priorité politique absolue.

JB


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Témoignages - 82e année


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