Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
24 juin 2009, par

Il y a plein d’enseignements à tirer des diverses allocutions prononcées hier matin, avant l’ouverture de la route des Tamarins à la circulation automobile. En particulier, on a remarqué que sous des angles très variés, elles ont toutes plaidé d’une certaine façon dans le même sens, à savoir : si cet équipement routier d’une importance exceptionnelle pour le développement durable de La Réunion a pu être réalisé, c’est principalement parce qu’il y a eu une forte volonté politique de mener ce projet réunionnais à son terme, malgré les nombreux obstacles à surmonter.
Ce message, exprimé d’une manière ou d’une autre par les différents élus réunionnais mais aussi par le représentant de l’État et par celui de l’Union européenne, a été résumé par Paul Vergès lorsqu’il a déclaré en substance : ce chantier aux atouts multiples montre qu’il y a une volonté réunionnaise de construire sur un petit pays comme le nôtre un aménagement équilibré, respectueux de la nature et répondant aux besoins de la population.
Le président de la Région a insisté sur le fait que tous les Réunionnais doivent être conscients de l’importance « de cette lucidité sur nos objectifs concrets et de cette volonté de fer de les accomplir ». En effet, dit-il, maintenant que ce chantier est terminé, il est urgent de préparer l’avenir.
L’analyse concrète de la situation et des « rendez-vous inéluctables » ainsi que la force de l’opinion et du mouvement populaire sont les principales clés pour que l’on n’attende plus en assisté les solutions de l’extérieur. La coordination des différents acteurs de la route des Tamarins a également prouvé son efficacité, a souligné Paul Vergès.
La prise de conscience de ces éléments politiques est particulièrement importante dans le contexte actuel, marqué notamment par les effets désastreux du système capitaliste au niveau mondial et par le déroulement des États-Généraux de l’Outre-Mer, où l’État nous demande ce que nous voulons. Eh bien, voyons ensemble ce qui est bon pour la population et proposons-le à l’État, dans le cadre d’un partenariat loyal.
Dorénavant, il ne s’agit plus de se contenter de proclamer des slogans mais essentiellement de décider des projets concrets et de les réaliser. Car c’est à nous, Réunionnais, d’assumer notre destin.
L. B.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Dopi bann zané soissant néna dann lo mond in gran mouvman d’dékolonizassion. La plipar bann péi la vni koloni momandoné la kass zot shène épi la (…)
In kozman pou la rout
Traité liant l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie
L’île-fracture : l’aménagement en question (5/5)
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite