Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
10 décembre 2010, par

Mang salé èk piman, letchis… dans cette chaleur de décembre, les fruits débordent des étals des marchands de bord de chemin. Mais la période de pré-cantonales apporte aussi les fruits pourris des trimardages, des petits traficotages électoraux, des coups bas. Il suffit de penser aux emplois verts, formule destinée à créer de l’emploi tout en améliorant et en embellissant notre île, que l’UMP distribue aux associations des copains, dans le but de ramasser le plus de voix possible.
Bien loin de là, à Cancun, l’impératif d’un règlement climatique ayant force de loi pour le monde déchire les Etats. Un nouveau round de l’histoire de l’humanité est en train d’être joué — et sans doute — perdu. Le réchauffement climatique, lui, n’a que faire des intérêts mesquins des multinationales et des grands capitalistes ; les déferlantes de tornades à la Katrina, les trombes de Xynthia, ne seront pas arrêtées par le rendement des actions.
S’il veut survivre, le monde doit s’adapter. C’est aux modalités de cette adaptation que réfléchissent des groupes d’experts de par le monde, dont, en France, l’Observatoire national du réchauffement climatique (ONERC).
Fondée en 2001, cette institution est présidée par Paul Vergès, dont tout le monde s’accorde à dire qu’il fut le premier élu de la République à comprendre les implications du phénomène sur les organisations humaines — et donc, ses implications politiques. Des questions qui se posent de manière plus vitales dans le cas d’une île de la zone intertropicale telle que La Réunion.
Mais croyez-vous que ces problèmes intéressent nos médias et nos faiseurs d’opinion ? Pas le moins du monde. Un Réunionnais s’occupe, au plus haut niveau, du problème le plus grave auquel l’humanité est confrontée ? Rien à cirer. Nulle part on ne parle des centaines de ravines qu’il faudra endiguer, des eaux qui vont monter, des digues qu’il faudra ériger. Hier encore pionnière dans le développement durable, la politique de la Région Réunion est elle aussi ravalée au rang de la variété : entre deux voyages d’agrément, on n’y parle que des petites affaires des uns et des autres, des petits arrangements entre associations amies, des petits coups foireux pour gagner les élections. Voilà, à quoi ils pensent.
J.B.
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