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5 septembre, par2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
28 octobre 2020, par

On aurait tendance à croire, au vu de ce que l’on entend par la définition contemporaine de cette même politique, qu’elle ne sert qu’aux guerres intestines et aux effets d’annonces pour gratter un mandat ou un autre et qui ne serviront à rien au final, si ce n’est à s’accaparer une place ou une autre dans le grand cirque qu’est le monde politicien.
Pourtant la politique ne doit pas se résumer à cela. Elle existe pour apporter une certaine vision de la société, et donc une volonté ou non de changer les institutions, voire la société en elle-même.
Cela sous-entend donc un combat permanent pour imposer sa vision de la société, afin de faire en sorte qu’elle profite au plus grand nombre ou au contraire à un petit groupe de privilégiés. Elle est donc fondamentalement idéologique.
A ce jeu-là, les libéraux, comme les fascistes, qui rappelons-le ne représentent que les deux faces d’une même pièce capitaliste – et qui ont tendance à faire un mélange douteux dans la période sombre que nous connaissons actuellement – parviennent à tirer leur épingle du jeu, en faisant croire en la désidéologisation de la politique.
Or, en détruisant les services publics, les droits communs, en attisant la haine de l’autre et en ne servant que la bourgeoisie, ils mènent de fait une politique – destructrice, certes – très idéologique.
Les progressistes, et en particulier les communistes se doivent donc également de mener une politique idéologiquement très marquée. Nous devons en l’occurrence nous battre par l’ensemble de nos actes politiques contre les oppressions de toutes sortes, qu’elles soient de classe, de genre, d’orientation sexuelle, d’origine, de religion ou encore liées à un passif colonial.
Il s’agit donc, concrètement, de se battre pour un avenir meilleur, pour un monde plus juste et plus solidaire.
Ce combat ne se limitant pas au fait d’être au pouvoir, il doit se mener au quotidien afin de faire infuser ses idées au sein des masses pour gagner la bataille idéologique, montrer son utilité concrète et donc de fondamentalement améliorer le quotidien et l’avenir de l’ensemble de la société.
Voilà donc à quoi sert la politique : à changer le monde. Il ne nous reste qu’à nous saisir de l’enjeu qu’est celui de pouvoir améliorer l’avenir de l’ensemble de la population, de pouvoir réellement révolutionner l’existence de tout un chacun et, une fois conscients de cela, de se mettre au travail tout.e.s ensemble selon nos moyens afin d’agir par les actes pour le bien commun.
Mathieu Raffini
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
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