Edito

Aménagement : l’État reconnaît sa responsabilité

LB / 24 juillet 2007

Récemment, trois communes ont signé avec l’État des contrats d’objectifs fonciers en faveur du logement social. Par ces signatures, l’État s’engage à participer au financement de l’aménagement des terrains pour construire des logements sociaux.
On verra si ces contrats seront suivis réellement d’effets et à quel niveau. D’autant plus que les objectifs chiffrés annoncés par les signataires en termes de constructions nouvelles sont très, très insuffisants par rapport aux besoins des Réunionnais dans l’habitat social.

Il y a néanmoins plusieurs points positifs dans cette démarche contractuelle. Elle montre d’abord que l’idée que le coût de l’aménagement du foncier fait partie intégrante du coût du logement finit par s’imposer. Elle prouve ensuite que l’État reconnaît sa responsabilité dans l’aménagement du foncier.
Il reconnaît donc que sa contribution financière afin de mieux disposer des terrains constructibles pour les logements sociaux est indispensable. Cela va donc dans le bon sens, à condition que l’on poursuive la réflexion et que l’on intensifie l’action dans la même direction.

À partir de là, on a envie de dire à l’État : “la pa sé, mèt ankor...!”. Il y a encore 21 autres communes - sans oublier les Établissements publics de coopération intercommunale - qui ont besoin d’être soutenues pour pouvoir construire des logements sociaux.
On a aussi envie de lui dire : arrêtez de cautionner la spéculation foncière, qui permet aux riches de devenir plus riches sans travailler, au détriment des plus pauvres. Quand l’État veut, il peut.

L. B.