Face à l’impasse, l’urgence d’une Conférence territoriale élargie pour construire l’avenir de La Réunion
5 août, parPlus de demandeurs d’emploi que de salariés du privé et impact des guerres
7 février 2014

Un peu plus d’un mois après le passage de Bejisa, notre région est concernée par deux phénomènes climatiques. Le premier est la tempête tropicale Edilson. Elle est passée au plus près hier et nous a amené de la houle et de la pluie. Plus à l’Est, une dépression est en formation à 1.800 kilomètres de nos côtes, il est prévu que samedi elle se transforme en cyclone avec une trajectoire atypique : elle ira d’abord vers le Sud avant d’obliquer vers l’Ouest. La prévision actuelle nous place à l’écart des vents les plus forts, mais même si nous sommes touchés par la périphérie du phénomène, La Réunion subira des effets.
Ce sont donc deux perturbations qui se suivent dans notre voisinage. Elles nous rappellent que le mois de février fait partie de l’été, c’est donc un mois où des cyclones peuvent se produire. L’exemple le plus récent est celui du cyclone Gamède en 2007. Il arrive le 25 février et les eaux en crue de la rivière Saint-Etienne emportent un pont.
Depuis le début de la rentrée, les jeunes sont mobilisés contre le calendrier scolaire. A cause d’une rentrée le 20 janvier, ils doivent être à l’école pendant la période la plus chaude de l’année. Les conditions ne sont donc pas réunies pour que les apprentissages se passent dans les meilleures conditions.
Si traditionnellement les mois de janvier et de février étaient consacrées aux vacances scolaires, ce n’était pas seulement à cause des grandes chaleurs. C’était aussi pour que les élèves n’aient pas à subir les effets du gros de la saison cyclonique. En effet, chaque fois qu’un cyclone approche, les établissements scolaires sont fermés par mesure de sécurité. Cela a pour conséquence des journées perdues qu’il est bien difficile de rattraper.
D’après la CGTR Educ’action, c’est aujourd’hui que le recteur pourrait faire une nouvelle proposition de calendrier scolaire. Rappelons qu’en début de semaine, lors du Comité technique, il a déjà concédé un recul d’une semaine des prochaines rentrées. Mais cela ne met pas l’année scolaire à l’abri des fermetures causées par les cyclones.
La prise en compte du climat impose donc des vacances d’été bien plus longues, soit au moins deux mois. Si cette logique est respectée peut-on encore faire la rentrée en septembre ou ne vaut-il mieux pas fixer le début de l’année scolaire à la fin de l’été comme dans l’hémisphère Nord, en Australie ou en Nouvelle Calédonie ?
J.B.
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