À Saint-Denis, la solidarité face à une misère qui s’aggrave 80 ans après la fin du statut colonial
3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
26 septembre 2019, par

Témoignages avait informé de la diffusion d’un film inédit “Révolution 67”, lundi dernier, à Ciné-Campus. Le public présent a été gratifié de 2 autres. Au total, 3 films : Mai 68, Maspéro et Révolution 67.
Le premier portait sur l’utilisation de la vidéo dans le travail de conscientisation des travailleurs et des étudiants mais aussi comme outil d’information pour contrer la propagande officielle. Un beau travail qui montrait les coulisses de la réflexion et de la délibération. Inévitablement, on faisait le lien avec la situation actuelle pour constater le poids des médias de masse dans la construction des consciences et la faiblesse du contre poison.
Le deuxième donnait la parole à François Maspéro sur son travail d’éditeur. On apprend sur l’importance du livre. Il reçoit beaucoup de manuscrits mais qu’il en sort peu. Il prend le cas de La Réunion pour illustrer ses propos. Il en avait édité 2, notamment “1969, La Réunion une colonie Française” fait par des étudiants réunionnais. Il pensait que c’était suffisant. Tout au long du film, il délivrait ses réflexions politiques. On retiendra celle-là : “il n’y a d’économie que l’économie mondiale”.
Le troisième traitait de La Réunion des années 60, une séquence de la lutte politique de l’époque. Paul Vergès avait été amnistié après 28 mois de résistance contre la Justice coloniale. Le film est un gros zoom sur les réalités sociales, économique, culturelles et politiques des années 60. Il met l’accent sur les conditions électorales de l’époque : la fraude, la violence, la répression. Le spectateur découvre ou re-découvre les grandes foules de l’époque. Les images des manifestants portant des bandeaux papiers “A Bas la fraude” ou “Autonomie” exprimaient le contenu du débat politique intense, incarné par Michel Debré et Paul Vergès. On reviendra sur la question posée à la fin du film : si la liberté électorale continue à être bafouée, ne faudrait-il pas prendre d’autres voies ?
Cependant, au stade de simple réaction, nous retiendrons l’importance du livre et du film comme outils de lutte politique et idéologique. Un demi-siècle nous sépare des évènements de l’époque. Ce sont donc des matériaux rares et précieux, d’une grande utilité pour l’éducation politique de la population et la formation des cadres. Si certaines de ces productions sont frappées d’interdit c’est bien que le pouvoir craignait son impact positif sur le rassemblement populaire. Raison de plus pour persévérer.
Ary Yée Chong Tchi Kan
Distribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
In kozman pou la rout
Les taux d’intérêt français dépassent 4 % : moins d’argent de la France pour La Réunion
Parc éolien Ummbila Emoyeni en Afrique du Sud
Produire de l’électricité grâce à la rencontre de l’eau douce et de l’eau de mer
Appel des Amis des marins
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques