Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
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26 septembre 2019, par

Témoignages avait informé de la diffusion d’un film inédit “Révolution 67”, lundi dernier, à Ciné-Campus. Le public présent a été gratifié de 2 autres. Au total, 3 films : Mai 68, Maspéro et Révolution 67.
Le premier portait sur l’utilisation de la vidéo dans le travail de conscientisation des travailleurs et des étudiants mais aussi comme outil d’information pour contrer la propagande officielle. Un beau travail qui montrait les coulisses de la réflexion et de la délibération. Inévitablement, on faisait le lien avec la situation actuelle pour constater le poids des médias de masse dans la construction des consciences et la faiblesse du contre poison.
Le deuxième donnait la parole à François Maspéro sur son travail d’éditeur. On apprend sur l’importance du livre. Il reçoit beaucoup de manuscrits mais qu’il en sort peu. Il prend le cas de La Réunion pour illustrer ses propos. Il en avait édité 2, notamment “1969, La Réunion une colonie Française” fait par des étudiants réunionnais. Il pensait que c’était suffisant. Tout au long du film, il délivrait ses réflexions politiques. On retiendra celle-là : “il n’y a d’économie que l’économie mondiale”.
Le troisième traitait de La Réunion des années 60, une séquence de la lutte politique de l’époque. Paul Vergès avait été amnistié après 28 mois de résistance contre la Justice coloniale. Le film est un gros zoom sur les réalités sociales, économique, culturelles et politiques des années 60. Il met l’accent sur les conditions électorales de l’époque : la fraude, la violence, la répression. Le spectateur découvre ou re-découvre les grandes foules de l’époque. Les images des manifestants portant des bandeaux papiers “A Bas la fraude” ou “Autonomie” exprimaient le contenu du débat politique intense, incarné par Michel Debré et Paul Vergès. On reviendra sur la question posée à la fin du film : si la liberté électorale continue à être bafouée, ne faudrait-il pas prendre d’autres voies ?
Cependant, au stade de simple réaction, nous retiendrons l’importance du livre et du film comme outils de lutte politique et idéologique. Un demi-siècle nous sépare des évènements de l’époque. Ce sont donc des matériaux rares et précieux, d’une grande utilité pour l’éducation politique de la population et la formation des cadres. Si certaines de ces productions sont frappées d’interdit c’est bien que le pouvoir craignait son impact positif sur le rassemblement populaire. Raison de plus pour persévérer.
Ary Yée Chong Tchi Kan
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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