Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
19 avril 2021, par

Plus de 2,1 millions de personnes, en France, bénéficient de l’aide alimentaire en ce début d’année 2021, selon les banques alimentaires. Une importante augmentation du nombre de bénéficiaires, d’environ 25 %, avait été enregistrée en mars 2020, moins marqué par le premier confinement.
La précarité alimentaire correspond au niveau le plus fragile de sécurité alimentaire. Elle s’exprime à travers un « accès restreint, inadéquat ou incertain à des produits sains et nutritifs, et dont la faim est la conséquence ultime, mais non systématique ». On considère une personne en état de précarité alimentaire lorsqu’elle ne parvient pas à se nourrir convenablement (qualité et quantité) pour raison financière. Un individu en état de précarité alimentaire a des difficultés à manger sainement et à avoir des repas variés. Cela implique par exemple : ne pas être capable de manger des fruits et légumes tous les jours, de la viande ou du poisson une fois par semaine, ne pas avoir accès à trois repas par jour.
En 2018, un Français sur cinq est en situation de précarité alimentaire. Un sondage Ipsos-Secours populaire rapporté par Le Parisien rapporte que 21% des Français déclarent « ne pas être en mesure de s’offrir une alimentation saine leur permettant de faire trois repas par jour », 27% « ne pas avoir les moyens financiers de s’acheter quotidiennement des fruits et légumes ». Un Américain sur neuf soit plus de 37 millions d’Américains, dont 11 à 12 millions d’enfants sont en situation de précarité alimentaire. Le Royaume-Uni a l’un des plus haut niveau de précarité alimentaire d’Europe. 19% des moins de 15 ans vivent avec un adulte qui souffre de précarité alimentaire modérée ou sévère. Parmi eux, 50% vivent en situation de précarité alimentaire grave. En 2014, 8 millions de britanniques vivent dans un foyer « ayant du mal à mettre de la nourriture sur la table » dont la moitié « passent régulièrement une journée entière sans manger »
A la Réunion, le besoin en colis alimentaire a triplé en une année. Avec 40% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, la crise a fait basculer une grande partie la population de la pauvreté vers l’extrême pauvreté. Ce qu’on oublie, c’est que la maladie a surtout touché des gens mal nourris, les obèses, ceux qui ont du diabète de type 2... Tout cela est lié à la mauvaise alimentation. On ne parle que des personnes âgées, mais en fait, c’est surtout les personnes mal alimentées, donc en grande majorité pauvres, qui ont été touchées. L’aide alimentaire est une nécessité à court terme, mais au-delà la lutte contre la pauvreté passe par un plan de développement du Pays. Nous ne pouvons plus nous contenter de quelques miettes d’aide social.
« Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson » Confucius
Nou artrouv’
David Gauvin
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