Edito

Augmentation du nombre de demandeurs du RSA

Bertrand Ancelly / 9 juillet 2020

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Certaines régions connaissent un taux de bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) en augmentation, suite à la crise du covid-19. L’explication vient des différents secteurs qui ont subi une forte crise ces derniers mois, notamment le tourisme. Les saisonniers ont gonflé les rangs des bénéficiaires . Le RSA est la dernière prestation sociale à laquelle on peut prétendre lorsque nos droits au chômage sont écoulés. Les profils de ces bénéficiaires ont évolué depuis peu : les autoentrepreneurs qui n’avaient pas la stabilité de l’emploi et qui ont commencé leur activité récemment, les travailleurs indépendants comme les petits commerçants ou encore, les restaurateurs. Cela s’explique par la crise que nous vivons.

Il y a également des personnes qui ne peuvent prétendre au RSA comme les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants. Ils comptent souvent sur les jobs saisonniers. Il sera très difficile de se faire embaucher pour les prochaines vacances de juillet/août, entraînant des répercussions sur leur projet à venir pour les semaines à venir.

Trouver un petit boulot pour les vacances relève du défi pour les jeunes. Le blocage économique causé par l’épidémie rend les recherches plus difficiles. Il faudra tout essayer, fast-food, supermarchés malgré les refus. Or, pour les étudiants, ces revenus sont indispensables pour financer les études. Selon l’observatoire de la vie étudiante, un étudiant sur deux travaille pendant les vacances.

De nombreux secteurs vont ainsi réduire leurs effectifs. Mais il y en a bien un domaine qui recrute des jeunes pleins d’énergies, c’est le monde agricole pendant la campagne sucrière. Cela contribue à casser l’image du jeune qui, s’il n’a pas réussi à l’école, finira par aller couper des cannes dans les champs.
Tout n’est donc pas perdu pour les jeunes, d’autant plus que les employeurs attendent encore quelques jours pour voir si les clients sont au rendez-vous, pour pouvoir lancer la campagne de recrutement.

Bertrand Ancelly