Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
20 octobre 2004

Depuis hier, les députés examinent le projet de loi de finances pour 2005. Dès le départ, nombreux sont ceux qui estiment que le débat est faussé du fait d’une donnée essentielle : le budget est calculé en fonction d’un baril à 36,5 dollars, alors qu’il se situe actuellement à plus de 50 dollars.
Et contrairement à ce que déclare le secrétaire d’État au Budget, ce phénomène n’est pas conjoncturel. En effet, d’après le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia, le pétrole cher fait planer des "nuages d’orages à l’horizon" de l’économie européenne.
Le commissaire explique que cette situation fait craindre un ralentissement de la croissance. Si moins de richesses sont créées, cela veut dire que les rentrées fiscales vont diminuer, donc moins de recettes.
La hausse des cours du pétrole a déjà eu pour conséquence des mesures gouvernementales : 230 millions d’euros pour les transporteurs, les agriculteurs, les pêcheurs, les bateliers. 230 millions qui vont déjà peser sur le budget.
Cela montre que face à la hausse des cours du pétrole, le gouvernement est prêt à engager des fonds importants dans l’urgence pour soutenir l’activité économique. Si la croissance diminue et si les mesures d’exception deviennent la règle, sur quelle base peut-on alors se prononcer ?
Manuel Marchal
Nos peines
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