Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
2 avril 2010, par

En pleine célébration de la Semaine du Développement Durable, co-organisée par l’État (DIREN) et l’ADEME en partenariat avec la Région, le Département, le Rectorat et le Parc National, le nouveau président du Conseil régional se rend à Paris pour demander au président de la République et au chef du gouvernement de supprimer un projet de grand service public à La Réunion : le tram-train de Saint-Joseph à Saint-Benoît. Cette démarche est d’autant plus étonnante, surréaliste et inadmissible que le chantier de cet équipement public — déjà étudié et financé pour l’essentiel — doit commencer dans quelques mois.
Et cette demande est d’autant plus inacceptable, que ce projet, prêt à être réalisé, est le fruit d’un partenariat public-privé, basé sur un protocole de financement co-signé il y a 3 ans déjà par la Région et l’État à Matignon. Comment le nouveau président de la Région peut-il donc se lancer dans une aventure aussi incompréhensible ?
Au même moment, toute la presse en France annonce qu’un autre partenariat public-privé va être signé pour construire une ligne de chemin de fer à grande vitesse entre Tours et Bordeaux (342 km) pour 8 milliards d’euros. Qui, là-bas, aurait l’idée, après les élections régionales, de demander à l’État de réaffecter cette somme à la construction d’une autoroute et à l’achat de milliers de bus… ?!
Or il s’avère qu’à l’échelle de La Réunion, le tram-train a un rôle encore beaucoup plus important qu’une nouvelle ligne à grande vitesse en France. En raison des contraintes géographiques de notre île, de notre croissance démographique, de notre patrimoine naturel et historique à protéger, ce moyen de transport ferroviaire sera la colonne vertébrale d’une politique des déplacements durables.
Eh bien, Didier Robert décide qu’un tel investissement, auxquels les Français ont droit, les Réunionnais doivent en être privés. Pourquoi instaurer une telle discrimination ?
À peine élue à la direction d’une collectivité réunionnaise, une personne va à Paris pour demander de supprimer des fonds publics pour un aménagement équilibré de notre territoire insulaire. C’est cela le développement durable ?
L. B.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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