C.N.E. et C.P.E. : pour quoi ?

3 mars 2006

La publication des derniers chiffres officiels du nombre de chômeurs en France fait état d’une hausse. Cette hausse est d’autant plus inquiétante que ces chiffres ne représentent pas toutes les personnes demandeuses d’emploi. De plus, elle a lieu sur fond de remises en cause des droits des travailleurs.
Le gouvernement ne cesse de multiplier la création de contrats précaires : on avait déjà le CNE (Contrat nouvelles embauches), voici désormais le CPE (Contrat première embauche). Il a également mis au point une chasse aux chômeurs, qui, en facilitant les radiations des demandeurs d’emploi, permet de dégonfler artificiellement les statistiques du chômage.
Malgré toutes ces méthodes employées pour tenter de faire croire que la situation s’améliore, le chômage continue d’augmenter. Lors de sa dernière conférence de presse, le Premier ministre annonce que 350.000 CNE ont été signés. Les derniers chiffres du chômage montrent que ces CNE ne correspondent pas à des créations d’emplois, ils remplacent des contrats plus favorables pour le travailleur.
La poursuite de la hausse du chômage explique que la casse du Droit du travail ne permet pas de renverser cette tendance de fond. Le seul résultat est l’inscription de la précarité dans la loi, au détriment notamment du demandeur d’emploi.
Cela ne peut avoir que de graves conséquences dans une société réunionnaise marquée par un chômage massif et structurel. Donner le choix entre le chômage et la précarité à vie au profit des plus riches : c’est le but de la casse sociale que souhaite poursuivre le gouvernement à travers la mise en œuvre du CNE et du CPE.

Manuel Marchal


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Témoignages - 82e année


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