Edito

Changement climatique : ce qui nous attend ?

Bertrand Ancelly / 24 mai 2020

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Sécheresse, canicule, le pire est prédit pour les années à venir. Certains prophétisent également la fin du monde. En faisons-nous trop ou pas assez pour notre climat ?
Juillet 2018 nous a rappelé les pires canicules de l’histoire française dont l’année 1976, amenant une augmentation de 10 % de la mortalité dans une vingtaine de départements français en ce temps-là, et l’année 1947, qui a connu à elle seule 3 canicules. Il y a des raisons réelles de s’inquiéter, notamment sur la fréquence de ces événements. Entre 1990 et 1994, il y a eu 10 canicules. Depuis 1994, nous en avons subi 17, soit 7 fois plus en 4 fois moins de temps.

Selon les données de la National Aeronautics and Space Administration (NASA), les températures au niveau mondial sont plus chaudes depuis 2014. En France, l’année 2019 a été la septième année la plus chaude depuis 1958. Cela a forcément un coût pour nous les Français ! L’impact de la canicule de 2003 a été estimé à 15, voire 30 milliards d’euros, soit 0.2 point du PIB. Les fortes chaleurs peuvent interrompre les chantiers, démotiver les gens de sortir et donc de participer à l’économie.

Quand nous voyons qu’un climatiseur consomme autant que 25 réfrigérateurs et 38 ventilateurs. Nous pouvons nous rendre compte que c’est une augmentation de la facture (multipliée par 3d’ici 2050) qui nous attend dans les années à venir.
Qu’on utilise la clim dans sa voiture, au bureau ou chez soi, dans tous les cas ce système de refroidissement émet de grandes quantités de CO2 et contribue au réchauffement climatique. En voulant nous protéger de ces canicules, nous rejetons paradoxalement davantage de CO2 dans notre atmosphère.

Bertrand Ancelly