Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
26 juillet 2019, par

Dans 30 ans, l’augmentation de la température moyenne à la surface de la Terre aura notamment pour effet d’accroître le nombre de jours de canicule, et d’avoir des températures supérieures de 2 à 3 degrés aux maxima actuels, quoi qu’il arrive, estime le climatologue Robert Vautard. Ceci souligne l’importance de mesures d’adaptation à ce phénomène mondial qui touchera La Réunion.
Dans la nuit de mercredi à jeudi en France, des records de température nocturne ont été battus. La journée d’hier a confirmé la tendance avec un thermomètre souvent bien au-dessus de 40 degrés pour cette seconde vague de canicule de l’année en Europe. Tout le continent est touché, avec des records vieux de plusieurs décennies battus.
En raison de ce phénomène climatique extrême, les transports rencontrent notamment des problèmes. Les autorités ont demandé à la population de limiter ses déplacements en attendant la fin de cette vague de chaleur. Les centrales nucléaires sont sous haute surveillance. Les impacts sont donc nombreux.
Pour Robert Vautard, climatologue et directeur de recherche au LSCE, il faut s’habituer aux fortes chaleurs qui vont encore s’accentuer à l’avenir, a-t-il expliqué à FranceInfo : « D’ici à 2050, on aura des vagues de chaleur deux à trois degrés supérieures à celles d’aujourd’hui.Sachant que, quoi qu’il arrive, on aura au moins un degré de réchauffement global ». « On estime que les vagues de chaleur, comme on a pu avoir en juin ou bien là en juillet, sont deux à quatre degrés plus chaudes que si elles s’étaient produites en 1900, avant la montée globale des températures », souligne-t-il, « on récupère deux à trois degrés de plus que ce qu’il y aurait eu sans changement climatique ».
Cela signifie que les périodes de canicule seront plus nombreuses, avec toutes les conséquences que cela suppose.
Le climat n’a pas de frontière, et La Réunion sera concernée par des épisodes de forte chaleur plus fréquents. Devant l’inéluctable, il reste l’adaptation. Ceci rend par exemple d’autant plus urgent la prise en compte du climat dans le calendrier scolaire à La Réunion. Rappelons qu’actuellement c’est l’été en France et les grandes vacances coïncident avec cette vague de chaleur. A La Réunion, en raison d’une rentrée scolaire en plein cœur de l’été, les conditions de la canicule sont réunies durant une bonne partie du premier trimestre, sans oublier que c’est aussi le cœur de la saison des cyclones, un autre phénomène pouvant avoir des effets amplifiés par le changement climatique.
Ceux qui se moquaient du PCR quand Paul Vergès fut le premier à évoquer la question du changement climatique à La Réunion doivent mesurer le temps qu’ils ont fait perdre à la prise en compte de l’opinion.
J.B.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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