Face à la menace d’une crise globale à La Réunion, le silence inquiétant des élus réunionnais
28 juillet, parImpact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
21 juillet 2011, par

En 1996, Paul Vergès, fraîchement élu sénateur, sensibilise ses collègues parlementaires sur la nécessité de faire de l’étude du changement climatique une priorité nationale. À cette époque, la classe politique française et réunionnaise était très éloignée de ces préoccupations et très en retard sur la connaissance de ces phénomènes alors qu’à Rio de Janeiro, en 1992, le monde prenait conscience de la responsabilité humaine dans la catastrophe qui se profile à l’horizon. “La Déclaration de Rio” est un acte d’engagement face aux dangers qui menacent toute la planète et la vie de nombreuses espèces vivantes.
Au premier trimestre de l’an 2000, il déposa une proposition de loi « tendant à conférer à la lutte contre l’effet de serre et à la prévention des risques liés au réchauffement climatique la qualité de priorité nationale et portant création d’un observatoire national sur les effets du réchauffement climatique en France métropolitaine et dans les départements et territoires d’outre-mer » .
En 2002, l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) est né. La présidence fut confiée à Paul Vergès. Cela fait donc déjà une décennie que la structure travaille à l’approfondissement des connaissances et à l’élaboration de propositions stratégiques.
Ainsi, grâce à la détermination d’un Réunionnais, les analyses et conclusions, dans un domaine aussi fondamental, passèrent de l’expertise des savants à la sphère politique et décisionnaire. Des préconisations ont été faites au gouvernement pour lui permettre de définir une stratégie d’adaptation climatique. Les pouvoirs publics ainsi que les secteurs privés les plus exposés disposent d’une véritable matrice pour questionner l’avenir et assumer pleinement leurs responsabilités. Dix ans d’actions constantes et persévérantes élèvent le niveau politique.
De 1996 à ce jour, l’immense travail accompli a été possible sur la base du rassemblement le plus large sur un sujet des plus préoccupants. Déjà, la loi de 1996 a été co-signé par un panel de parlementaires issus de tout l’échiquier politique français et représentant les populations du continent comme celles des DOM-TOM. La loi de 1996, elle-même, fut votée à l’unanimité ; ce qui tend à démontrer par l’exemple que lorsque la cause est juste, et dans l’intérêt public, les divisions partisanes peuvent être dépassées.
Désormais, les citoyens comme les décideurs disposent de suffisamment d’outils d’aide à la décision pour prendre d’urgence des mesures d’adaptation aux effets du changement climatique. Personne ne pourra plus dire qu’il ne savait pas.
J.B.
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Mézami fitintan, kan nou la romark la départmantalizassion téi pé pa done anou la Rényon ké nou téi vé, mi rapèl bien nou lété nonbré pou diskite (…)
In kozman pou la rout
L’agenda 2030 à La Réunion : le bilan interdit (2/5)
Nouvelles orientations budgétaires de l’Union européenne
Accélération de la crise du système néocolonial
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)