Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
2 décembre 2015, par

La COP21 a été lancée lundi sous un format inhabituel. Les chefs d’État et de gouvernement étaient les premiers à s’exprimer alors que généralement ils viennent conclure les réunions de ce type. Le but est de donner une impulsion suffisante pour faciliter les négociations. Cela a permis la conclusion de plusieurs initiatives actées directement par les plus hauts responsables. Les discussions vont se poursuivre avant que le volet politique ne reprenne le dessus, avec la venue des ministres de l’Environnement la semaine prochaine. Les discours ont montré une prise de conscience partagée sur la nécessité d’un accord, il restera à conclure ses intentions dans le futur Traité de Paris.
Au cours des interventions, les îles se sont exprimées. Il est clair que des peuples insulaires jouent leur survie. Les îles sont en première ligne face au changement climatique. Si elles sont sauvées, alors le monde sera sauvé a dit en substance le Premier ministre de Tuvalu, un pays appelé à disparaître dans les décennies à venir si rien ne change.
La Réunion est aussi une île. Elle est donc concernée par les menaces. Si notre nature montagneuse nous protège d’une disparition à court terme, il n’en reste pas moins que nous connaîtrons les effets de la montée du niveau de l’océan. Le dérèglement climatique se manifeste par des phénomènes comme la sécheresse, face auxquels nous n’avons aucun moyen de fuir pour nous protéger. Il faudra donc s’adapter.
La lutte contre le changement climatique est donc devenue une préoccupation urgente pour les insulaires, c’est ce que rappellent les discours des représentants de ces pays.
Ces faits montrent une coupure entre la classe politique réunionnaise et la réalité. Car de la COP21 et de son importance, il n’est que très rarement question en ce moment dans notre île. Fidèle à sa ligne de conduite depuis 20 ans sur ce sujet, le PCR informe l’opinion de ces enjeux. L’élection régionale aurait pu être en effet un moment d’expliquer à la population que le changement climatique n’est plus une lointaine menace, mais qu’il est déjà présent et qu’il va être le facteur qui pèsera le plus sur les décisions.
Quand cette période de l’histoire réunionnaise sera étudiée par les générations futures, elles ne manqueront pas de constater qu’au moment où le monde cherchait une solution pour échapper à la catastrophe, ce n’était pas le sujet à la mode à La Réunion.
Quel jugement porteront les Réunionnais du futur sur cette génération de responsables politiques ?
Nos peines
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