Edito

COP23 : les îles en première ligne

J.B. / 6 novembre 2017

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Ce lundi marque l’ouverture de la COP23 à Bonn. Si elle se tient en Allemagne, cette conférence est placée sous la présidence des Îles Fidji. C’est un pays qui a des points communs avec La Réunion. Ce sont en effet des îles tropicales qui ont subi la colonisation. Un des piliers de leur économie est la production de sucres de canne. Jusqu’à 2009, les Fidji avaient droit à un quota pour exporter vers l’Union européenne. Depuis, leur production doit faire face à la concurrence mondiale comme c’est le cas pour le sucre réunionnais depuis le 1er octobre dernier.

Par sa position géographique, les Fidji sont exposées aux ouragans. En février 2016, elles ont été touchées par ce qui était alors le plus puissant cyclone jamais enregistré, baptisé Winston. Son passage a fait plus de 20 morts et des dégâts matériels considérables. Cette catastrophe des Fidji est là pour rappeler que pareil phénomène peut se produire à La Réunion. En 1948, notre île a subi un cyclone qui fit plus de 200 morts. À cette époque, La Réunion comptait 250.000 habitants, Saint-Gilles les Bains se résumait à quelques maisons, et le béton n’avait pas encore recouvert une partie des zones montagneuses. De Winston il sera question, tout comme les autres cyclones tropicaux très intenses de ces dernières années qui font réfléchir à la création d’une nouvelle catégorie pour classer ces phénomènes. C’est ainsi qu’à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, l’alerte rouge était dépassée, l’alerte violette a été déclarée.

Par ailleurs, comme toutes les îles, celles des Fidji doivent également se préparer aux conséquences de la montée du niveau de la mer.

En choisissant d’attribuer aux îles Fidji la présidence de la conférence internationale sur le climat, les Nations-Unies ont décidé de mettre au premier plan les pays qui sont en première ligne face aux effets du changement climatique. La Réunion en fait partie.

J.B.