Edito

Corse : le décor est planté pour la discussion

J.B. / 13 décembre 2017

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Le Premier Ministre Edouard Philippe annoncé mardi qu’il a nommé la ministre Jacqueline Gourault comme interlocutrice de la question Corse. Le temps est précieux car l’Assemblée doit être installée le premier janvier 2018. Le dialogue est ouvert dans un espace où les 2 camps connaissent parfaitement les enjeux et les limites de l’action concrète, sans oublier de souligner le potentiels d’apports réciproques.

Du côté Corse.

Voici ce que Témoignages écrivait à la veille du 2e tour :

« Dimanche, on votera en Corse pour le 2e tour des élections territoriales. Afin de rassembler davantage l’électorat du premier tour et attirer les abstentionnistes, la tête de liste de la coalition victorieuse dimanche dernier, Gilles Siméoni, a déclaré « Nous avons besoin de tout le monde parce que nous avons un pays à reconstruire ». Une telle déclaration appelle la classe politique française à saisir la main tendue ».

Du coté du gouvernement.

Il faut se référer à la déclaration du Premier Ministre, en voyage en Nouvelle Calédonie. Là-bas, où l’histoire est aussi tendue, les mots doivent être pesés et les gestes posés. Témoignages a rapporté les propos suivants du Premier ministre :

“Nous allons vers la consultation de 2018 par un chemin que nous construisons chaque jour, mais balisé il y a de longues années par des hommes justes et grands.”…

“Je ne veux pas préjuger de ce à quoi nous aboutirons. Mais j’ai confiance dans le sens des responsabilités de chacun et dans l’héritage d’une pratique politique à nulle autre pareille.”

En filigrane.

Il y a le discours du Président, qui souhaite fonder de nouvelles relations post-coloniales, exposé en Algérie ou en Guyane.

J.B.