Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
5 mai 2014, par

En matière de catastrophe climatique, La Réunion sous-estime toutes les alertes envoyées du monde entier. D’importantes élections municipales viennent d’avoir lieu, il y a un mois. Ce dossier n’était pas une priorité pour la plupart des candidats. Ary Yée Chong Tchi Kan était un des rares à exposer la situation pour souligner le cas saint-paulois. A la veille de l’arrivée du cyclone Béjisa, il avait publié un document aux médias ayant pour titre : « A qui le tour ? ». Il avait rappelé les catastrophes les plus spectaculaires de l’année, notamment lorsque le cyclone Haiyan a dévasté une partie des Philippines causant la mort de plus de 6.000 personnes. Tous les experts interpellent les élus.
Récemment encore, le GIEC a lancé l’alarme. Paul Vergès le fait depuis plus de 10 ans. A la tête de l’ONERC, il a remis aux différents gouvernements nombre de documents clés et des recommandations sur l’urgence de l’adaptation. Pour l’an dernier seulement, les catastrophes ont coûté 140 milliards aux assureurs. Et voilà qu’on apprend qu’en Afghanistan, suite à des pluies diluviennes, une colline a été emportée, entrainant l’ensevelissement d’un village. La population a été piégée par une coulée de boue de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. On compte plus de 2.000 habitants et secouristes disparus. D’autres collines menacent de s’effondrer.
La plus importante coalition militaire du monde est cantonnée dans ce pays. Elle a été incapable d’apporter le moindre secours aux victimes. Les habitants ont été obligés d’agir seuls, et avec des moyens rudimentaires. Ce qui éclaire le paradoxe de la présence des Occidentaux dans ce pays. Cet événement, tout comme les tornades aux Etats Unis, aurait dû servir aux médias et aux autorités publiques réunionnaises pour faire de la pédagogie. Au nom de l’intérêt supérieur des Réunionnais. Mais, hélas ! Les responsables publiques semblent avoir totalement abdiqué leur rôle, en pensant que Paris viendra les sauver de l’imminence d’une catastrophe.
N’oublions jamais cette sagesse : cela n’arrive pas qu’aux autres.
J.B.
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Mézami, néna inn-dé zour in bone surpriz téi atann bann zékoutèr la promyèr radio nout péi. Apré shak zoinal parlé, la fé la météo… konm dabitid (…)
In kozman pou la rout
Réaliser en dix ans des progrès qui auraient nécessité un siècle
L’île-fracture : l’aménagement en question (3/5)
Alerte lancée par le Programme alimentaire mondial
Mézami so matin l’ariv amwin d’ékoute in radio épi toudinkou in sobatkoz la pété. Rant sak i di mourong sé in bon nouritir é sak i di sa lé nil (…)
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial