Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
1er août 2017, par

Après un mois de juin caniculaire, une nouvelle crise environnementale se profile en France. 75 départements sont sous le régime de restrictions. D’ores et déjà, il est interdit d’arroser les jardins ou de laver les voitures dans 70 départements. Dans ce nombre, 28 départements voient l’utilisation de l’eau se limiter à l’alimentation des réseaux d’eau potable, aux besoins des hôpitaux et des services de sécurité civile.
« Cet état résulte d’un déficit de pluie important au cours de l’automne et de l’hiver dernier, période de recharge habituelle des réserves en eau du sol », explique au « Figaro » Cyrille Duchesne, météorologue à La Chaîne Météo. « Au cours du printemps, les précipitations sont restées insuffisantes et le déficit pluviométrique s’est accru sur certaines régions comme le Nord-Est, l’Extrême Sud-Est et la Corse ».
L’alerte est d’autant plus sérieuse qu’elle a lieu au plus fort de la saison touristique dans des régions pour qui ce secteur joue un rôle important. De plus, les agriculteurs sont très pénalisés. Certains prennent donc le risque de ne pas respecter l’arrêté préfectoral de restriction malgré l’amende qu’ils encourent : 1.500 euros et 3.000 euros en cas de récidive. Si ces agriculteurs n’arrosent pas, alors ils peuvent subir des pertes considérables. Des difficultés résumées dans le « Figaro » par Daniel Nass, président de la FDSEA du Haut-Rhin : « les restrictions d’eau entraînent des difficultés majeures suivant les domaines de production. Si on a des cultures de printemps, il faut que les plantes aient de l’eau pour aller jusqu’à maturation. C’est le cas pour le maïs. Ça pose également des problèmes pour les pâturages pour animaux. Si on ne peut pas les arroser, l’herbe ne pousse pas et ils n’ont plus de nourriture. »
Le changement climatique ne s’arrête pas aux frontières. Et au même titre que l’hémisphère Nord, La Réunion subira elle aussi des épisodes de sécheresse. Or dans notre île, la densité de population est plus importante. 850.000 Réunionnais doivent trouver dans 2.500 kilomètres carrés les ressources en eau nécessaires pour l’agriculture, l’industrie et satisfaire les besoins humains.
Cela replace de nouveau sur le devant de la scène la centrale hydroélectrique de Sainte-Rose, où de l’eau pure venue de la montagne est rejetée à la mer après avoir uniquement servi à faire tourner des turbines pour produire de l’électricité. Cela interroge également sur les usages de l’eau à La Réunion, où les stations de lavage de voitures suivent l’accroissement du parc automobile. Le système actuel fait en effet que l’eau ne sert qu’une fois avant d’être traitée dans des stations d’épuration avant d’être rejetée à la mer, bien qu’à la sortie de l’infrastructure elle soit de qualité dite d’ « eau de baignade ».
Enfin, se pose également la question de récolter un maximum d’eau dans une île qui détient des records mondiaux de pluviométrie. Le PCR propose depuis longtemps l’idée d’un chapelet de retenues collinaires à mi-pente pour garder une partie de l’eau qui s’infiltre lors des épisodes de fortes pluies.
Cette réflexion est urgente car l’eau répond à un besoin vital.
J.B.
Nos peines
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