Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
31 octobre 2005

Alors qu’une partie d’EDF est vendue au privé, le PDG de l’entreprise publique, Pierre Gadonneix, a donné quelques éléments d’information sur les orientations à venir.
Il indique que l’entreprise dénationalisée va consacrer 8 milliards d’euros pour ce qu’il appelle le développement, c’est-à-dire des acquisitions. Regrettant que les “performances financières” d’EDF ne sont pas encore au niveau des meilleurs en ce domaine, le PDG d’EDF s’engage à améliorer les marges, "avec une croissance annuelle du résultat net d’au moins 10%, à 2 chiffres", de 2005 à 2008. Il s’est aussi engagé à augmenter le résultat brut d’exploitation de 3 à 6% par an.
Ces engagements chiffrés à destination des actionnaires dépendront, affirme Pierre Gadonneix, "du contexte du marché" et "des conditions dans lesquelles nous obtiendrons les hausses tarifaires dans le secteur domestique".
Que dire de plus, sinon que le décor est planté. Voici comment l’entreprise nationalisée en charge de la production, du transport et de la distribution de l’électricité se transforme en une machine à faire des bénéfices. Avant sa privatisation, EDF était la propriété de tous les citoyens, dorénavant, elle risque de devenir un instrument au service de l’enrichissement d’une très faible minorité. Car qui seront les bénéficiaires d’une croissance à 2 chiffres ?
Manuel Marchal
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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