Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
20 mars 2015, par

Alors qu’à La Réunion toute l’attention médiatique est portée sur une élection de conseillers départementaux, l’ONU a publié ce vendredi un rapport explosif sur une ressource qui conditionne la vie, l’eau. Voici un extrait du communiqué de l’ONU :
« Si rien ne change, la planète devrait faire face à un déficit global en eau de 40% d’ici 2030, selon un nouveau rapport publié par le Programme mondial d’évaluation des ressources en eau, hébergé par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), au nom de l’ONU-Eau.
Le rapport, intitulé « L’eau pour un monde durable », a été présenté vendredi à New Delhi, en Inde, en amont de la Journée mondiale de l’eau qui sera célébrée le 22 mars. Le document insiste sur l’urgence qu’il y a à changer nos modes d’utilisation et de gestion de cette ressource vitale, à la veille de l’adoption par les Nations Unies des nouveaux Objectifs de développement durable.
« Face à la hausse constante de la demande et la surexploitation de nos réserves souterraines, nous devons changer notre façon d’évaluer, de gérer et d’utiliser cette ressource qui conditionne notre avenir », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.
« L’eau et l’assainissement sont essentiels à la réalisation de nombreux objectifs de développement durable. Cela fait déjà l’objet d’un consensus international. Ils sont inextricablement liés au changement climatique, à l’agriculture, la sécurité alimentaire, la santé, l’énergie, l’égalité, au genre et à l’éducation », a déclaré Michel Jarraud, Président de l’ONU-Eau et Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale. »
C’est un nouveau signal d’alerte, et dimanche cela sera au centre de toutes les conversations dans le monde, sauf à La Réunion où les préoccupations seront différentes en surface.
Le dernier bulletin de l’Office de l’eau Réunion est là pour prévenir. En février dernier, les ressources en eau étaient encore en deficit malgré les pluies de janvier. Le passage de la tempête Haliba était donc bienvenu pour recharger les nappes, et cela donnera sans doute une évolution positive en mars.
Mais cela ne doit pas faire oublier que le passage du cyclone Béjisa l’an dernier n’avait pas permis d’éviter une grave sécheresse. Autrement dit, comme dans le monde, si nous ne faisons rien, l’eau manquera à La Réunion, dans 15 ans.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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