Face à l’impasse, l’urgence d’une Conférence territoriale élargie pour construire l’avenir de La Réunion
5 août, parPlus de demandeurs d’emploi que de salariés du privé et impact des guerres
23 octobre 2009, par

Ce mercredi 21 octobre à Saint-Denis, une magnifique conférence-débat a été organisée par l’Asssociation pour le 19 Mars, présidée par Émilie Assati, sur cette problématique très intéressante : pourquoi et en vue de quoi les Réunionnais ont-ils voté le 21 octobre 1945 à une large majorité pour deux députés — Raymond Vergès et Léon de Lépervanche — qui ont fait voter cinq mois plus tard la loi du 19 mars 1946 abolissant le statut colonial de La Réunion ?
Outre leurs éclairages d’un point de vue historique donnés à cet événement, les différents intervenants ont eu l’idée très juste de lui donner également une perspective actuelle et d’avenir. Ainsi, par exemple, Ary Yee Chong Tchi Kan a souligné à quel point les Réunionnais sont capables de s’unir sur l’essentiel — aujourd’hui et demain comme il y a 64 ans — à l’approche de décisions importantes sur les solutions qu’ils préconisent à leurs problèmes.
Ces décisions seront prises notamment lors du premier Conseil interministériel de l’Outre-mer, qui se tiendra à l’Élysée sous la présidence du chef de l’État le vendredi 6 novembre, et lors du prochain Sommet mondial sur le climat, du 7 au 18 décembre à Copenhague (Danemark). Elles concernent d’une part les propositions des Réunionnais dans le cadre des États généraux de l’Outre-mer pour un développement endogène et humain de notre île et d’autre part les mesures à prendre au niveau planétaire et local face aux effets du réchauffement climatique.
Ce qui est important, c’est que dans un cas comme dans l’autre, les Réunionnais ont déjà assumé leurs responsabilités, non seulement en termes de solutions mais aussi de résultats concrets. Au point que l’Union européenne cite La Réunion en exemple pour la planète dans sa revue "Panorama" (voir "Témoignages" de samedi dernier).
La victoire des Réunionnais le 21 octobre 1945 a été remportée notamment grâce à un consensus entre eux sur un projet pour décoloniser leur pays. Un tel consensus s’est reconstruit en 2007 sur la plateforme de l’Alliance approuvée par les principaux candidats à l’élection présidentielle.
Après deux années perdues pour mettre en œuvre cette plateforme, un nouveau rassemblement très large s’est réalisé récemment entre élus sur un projet réunionnais. De La Réunion à Copenhague en passant par l’Élysée, un tel projet peut être réalisé, dans le partenariat et le respect.
L. B.
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