Edito

Des élections qui ignorent les urgences

J.B. / 25 mai 2019

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Demain on vote. La candidate PCR-PCF, Julie Pontalba a soulevé 5 dossiers urgents : la compensation des planteurs de cannes, les Accords de Partenariats Economiques, l’Octroi de Mer, les instruments de ratifications du Traité sur le Climat, le retour des Chagossiens. Les choses s’accélèrent. Voici 2 exemples.

L’Assemblée générale de l’ONU a donné 6 mois au Royaume Uni pour se conformer aux conclusions de la Cour Internationale de Justice. C’est une victoire considérable et un espoir pour le retour du peuple Chagossien sur leur terre. C’était la fête à Maurice, en particulier chez le Groupe Réfugié Chagos. La visite d’Olivier Bancoult et de Liseby Elysé la semaine prochaine prend un relief particulier avec cette avancée. L’inscription de la question Chagossienne dans le programme de la candidate du PCR montre l’importance que nous devons toujours accorder à la Dignité humaine et donc à la solidarité dans le voisinage.

Donald Trump a donné 2 mois à Huawei, le concurrent des géants américains de la téléphonie et de l’internet, pour se conformer à la politique américaine. Il annonce la fin de l’affrontement avec le Canada qui, aussitôt durcit le ton face à la Chine. Le Canada avait déjà arrêté la fille du PDG de Huawei. La guerre économique lancée par les Etats-Unis a pris un tournant de confrontation directe, c’est à dire la fin des efforts diplomatiques. Comment l’Union Européenne va-t-elle se positionner ? Quelles conséquences pour La Réunion où les produits Huawei sont connus et certains acteurs ont des partenariats le géant chinois.

Dans ces 2 cas, les délais imposés sont très courts. Cela suppose d’autres développements. Les Réunionnais peuvent-ils assister sans en débattre ? Les APE entre l’UE et nos voisins vont être signés sans nous. L’UE a fixé à 2020 la réforme de l’Octroi de Mer. Le bilan des mesures prises par les Etats et Collectivités pour baisser la température doit être fait en 2020.

Sérieusement, pouvons-nous avoir le nez collé à un calendrier électoral alors que la situation générale risque de tout remettre en cause ?

J.B.