Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
14 mai 2014, par

Depuis plusieurs années, presque tous les étés sont marqués par des incendies de forêt en Australie. Ce vaste pays connaît aussi des sécheresses. L’an dernier, les températures ont battu des records. Cela a eu un impact sur les transports, car la chaleur perturbait même le fonctionnement des trains.
De longues semaines de sécheresse avaient aussi pour effet de sérieusement perturber la production agricole. Or, l’Australie fait partie des plus importants pays exportateurs.
Voici plus de 10 ans, c’est le Groupe de Cairns qui avait attaqué le règlement sucrier européen. La conséquence, c’est la fin du quota dans 3 ans. Cairns est une ville australienne, c’est son nom qui a été donné à un groupe de pays qui comptent sur les exportations de produits agricoles pour développer leur économie. Ils ont comme point commun des coûts de production moins importants qu’en Europe, et à La Réunion.
C’est ainsi que dans la mondialisation sous l’égide de l’OMC, l’Australie a un rôle important dans l’agriculture. Mais le climat remet tout en cause.
Car si la sécheresse devient la norme, alors il sera très difficile pour l’Australie de continuer à augmenter sa production. Pendant ce temps, la population mondiale continue de grandir. Cela signifie que si cette donnée n’est pas anticipée, alors les prix des produits agricoles vont augmenter, et par conséquent celui de la nourriture. Les émeutes de la faim ne sont pas loin.
Une étude publiée lundi dans Nature Climate Change vient confirmer la catastrophe. Selon des chercheurs australiens de l’Australian National University, il est possible d’expliquer la sécheresse. Tout vient de quelques kilomètres plus au Sud, dans l’océan Austral. Ce dernier se situe au large des côtes de l’Antarctique, et comme toutes les régions polaires, l’océan Austral se réchauffe. Cela perturbe la circulation des vents. Les chercheurs constatent que « le renforcement de ces vents a été particulièrement net au cours des 70 dernières années, et en combinant nos observations avec les modèles climatiques, nous pouvons clairement lier ce phénomène à la hausse des gaz à effet de serre ». Ils sont aujourd’hui « plus fort que jamais depuis 1000 ans ». Ces vents forts éloignent de l’Australie les masses d’air qui pourrait amener de la pluie, d’où la sécheresse.
Quelques décennies d’activités humaines polluantes à l’autre bout de la planète ont donc suffi à provoquer un changement qui aurait dû durer 1000 ans.
Cette situation n’est pas prête de s’améliorer car le dérèglement est également favorisé par le trou dans la couche d’ozone, lui aussi une résultat des activités humaines. La sécheresse va durer.
À 18 mois de la conférence de Paris 2016 sur le climat, cette nouvelle information montre la nécessité d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
J.B.
Nos peines
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