Conséquence des cadeaux fiscaux aux plus riches

Dette publique française : plus de 3500 milliards d’euros, vers la fin de l’argent facile venu de France

29 juin, par Manuel Marchal

La dette publique française vient d’atteindre un nouveau sommet : 3.536,1 milliards d’euros, soit 117,5 % du PIB. L’État ne pourra pas éternellement dépenser plus qu’il ne produit, les cadeaux fiscaux aux plus riches expliquent en grande partie cette dette. Alors que le gouvernement prépare déjà le budget 2027 sous le signe des économies, les collectivités locales seraient bien inspirées d’entendre le message.

À La Réunion, où une large part des budgets dépend des dotations de l’État, des subventions nationales et des dispositifs publics, l’heure n’est plus à croire que les financements continueront d’affluer sans contrainte. L’époque de « l’argent facile » touche probablement à sa fin.

Un État lourdement endetté devra faire des choix. Chaque euro sera davantage compté, chaque dépense davantage justifiée. Les collectivités qui auront anticipé cette nouvelle donne seront protégées.

Pour La Réunion, l’enjeu dépasse la simple gestion budgétaire. Il est temps de bâtir un modèle moins dépendant des transferts financiers venus de Paris. Développer l’économie productive, soutenir les entreprises créatrices de richesse, maîtriser les dépenses de fonctionnement et privilégier les investissements utiles ne sont plus des options, mais des nécessités.
La solidarité nationale restera un pilier de la République. Mais croire qu’elle pourra indéfiniment compenser nos fragilités économiques serait une erreur. La meilleure protection contre les crises budgétaires de demain sera notre capacité à produire davantage de richesses ici, chez nous.

M.M.

A la Une de l’actuImpasse du modèle

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