Dans 2 mois, 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès
15 septembre, parLa disparition de Paul Vergès, le 12 novembre 2016, a été un événement en soi mais aussi la rupture avec un passé où il a dominé l’histoire (…)
28 juin 2012, par

C’est connu le président de la Région est un brasseur de vent. Avant les élections présidentielles et législatives, il utilise l’argent des Réunionnais pour protéger Nicolas Sarkozy et lui éviter des déconvenues lors de sa visite à La Réunion. L’homme apparaît comme généreux, mais le délai fixé pour mettre fin au dispositif est suspect : le 30 juin, tout juste après les élections. Cela fait réfléchir sur sa capacité de manipuler les médias et l’opinion.
Maintenant, au terme du délai, il adresse la facture à l’État. Pourquoi n’a-t-il pas fait sous la précédente mandature ?
Aujourd’hui, il sait qu’il ne peut plus tenir ses promesses devant les transporteurs qu’il a flattés en distribuant 16 millions d’euros. Il renvoie la patate chaude à l’État et aux pétroliers. Or, il est le grand soutien des monopoles pétroliers. Deux illustrations.
Il a supprimé le tram-train qui était la seule alternative à la politique du tout-automobile, qui tend à la paralysie le déplacement. Surtout, le tram-train ne fonctionne pas au pétrole, il n’est donc tributaire des fluctuations du prix des carburants. Il combat la production d’énergies renouvelables, seule politique alternative au pétrole et au charbon. Il s’est opposé à la géothermie et c’est sous sa mandature que le démonstrateur d’énergie thermique marine prévu à La Réunion a filé aux Antilles. Enfin, il n’a rien fait pour faire revenir Sarkozy sur les modifications unilatérales et néfastes de la politique de production et de vente issue du photovoltaïque. Beaucoup d’entreprises ont d’ailleurs mis la clé sous la porte et des projets d’envergure peinent à sortir.
C’est bien-là le fond du problème : une politique ambitieuse qui tourne le dos au pétrole et au charbon ne sera pas influencée par les aléas des énergies fossiles. Le président de Région pourra continuer à mener son monde en bateau s’il ne s’engage pas à réhabiliter la politique de son prédécesseur, Paul Vergès ; actuellement, il passe pour quelqu’un « la fine boir pétrol ».
J.B.
La disparition de Paul Vergès, le 12 novembre 2016, a été un événement en soi mais aussi la rupture avec un passé où il a dominé l’histoire (…)
In kozman pou la rout
50e anniversaire de la disparition du dirigeant communiste : un article de Bruno Guigue
Record mondial de chaleur
1,65 degré au-dessus du niveau préindustriel
Fin de la grève à la cuisine centrale de Saint-Benoît
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?