Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
12 septembre 2012, par

30% de chômeurs. 25.000 demandes de logements. 120.000 illettrés. 60% des jeunes de moins 25 ans inscrits à Pôle Emploi. 153.000 personnes aux minimas sociaux. La moitié de la population sous le seuil de pauvreté. Une économie qui s’effondre. Des prix qui flambent. Telle est la dure réalité qui décrit les conséquences d’un régime politique obsolète que des autorités militaires et judiciaires tentent de conjurer le sort par la violence d’état.
En février, dernier, la population a manifesté son mécontentement devant la situation sociale créée par l’augmentation des prix du carburant. Les transporteurs avaient organisé des barrages et menacé de s’en prendre aux fournisseurs de carburant. Des renforts de gendarmes ont alors été envoyés de Paris pour protéger les pétroliers. De l’autre côté de l’échelle sociale, des manifestants à pieds et isolés ont été les seuls à payer le prix fort. Ils ont été jetés en prison : plus de 120 d’entre eux ont eu des peines de prison ferme ; aucun chiffre officiel n’a été publié jusqu’à ce jour. Il apparaît clairement que les autorités voulaient en faire des exemples en assimilant cette manifestation sociale à de la délinquance.
Parallèlement, la préfecture a tenté d’acheter la tranquillité des chômeurs en distribuant des contrats aidés. Depuis, les jeunes ont compris que pour avoir des contrats, il faut manifester. De plusieurs endroits de l’île des actions sporadiques émergent et la revendication est la même, le but est d’obtenir des contrats. Dès lors, la préfecture garante de l’ordre public et de la sécurité civile se trouve piégée et doit donner satisfaction aux manifestants sinon elle perd toute crédibilité ! Voilà pourquoi il ne faut pas faire de démagogie quand des problèmes cruciaux se posent. Il faut dire la vérité et agir en responsable.
J.B.
Nos peines
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